Une œuvre d’art plus fine qu’un cheveu réalisée par la société grenobloise Microlight 3D

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FIL INFO – La société grenobloise Microlight 3D s’est associée à l’artiste plasticien Michel Paysant pour réaliser un autoportrait de ce dernier… d’une hauteur de 80 microns, soit douze fois plus petite qu’un millimètre. Cette œuvre d’art est exposée depuis le 27 juin et jusqu’au 3 novembre au Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) – Artothèque de Limoges.

 

 

La société grenobloise Microlight 3D a réalisé le portrait du plasticien Michel Paysant d’une hauteur de 80 um, soit 12 fois plus petite qu’un millimètre.

« Sculpture de poussière », autoportrait de l’artiste plasticien Michel Paysant d’une taille de 80 microns. DR

« Sculpture de poussière » est le nom de l’œuvre d’art la plus petite au monde. Pensée par le plasticien Michel Paysant spécialisé dans les projets mêlant arts et sciences, cette “micro-tête” a été réalisée en trois dimensions par la société grenobloise Microlight 3D.

 

Elle est exposée depuis le 27 juin et jusqu’au 3 novembre au Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) – Artothèque de Limoges.

 

« Cet artiste, qui a notamment exposé au Louvre, avait pour projet de poursuivre sa série d’autoportrait », retrace Philippe Paliard, co-fondateur de la société Microlight 3D. « Il est venu nous voir avec un scan 3D de sa tête en nous demandant de la fabriquer. »

 

 

Une résolution de 0,2 micron

 

La sculpture mesure 78,65 microns de haut et 58 de large, des dimensions inférieures à celles d’un cheveu dont l’épaisseur varie entre 80 et 100 microns, soit dix à douze fois plus petit qu’un millimètre. Malgré cette taille réduite, le microscope mis à disposition à Limoges permet d’observer les détails de l’œuvre imprimée avec une résolution de 0,2 micron.

 

La sculpture exposée est invisible à l’œil nu et nécessite un microscope pour être vue

La sculpture exposée est invisible à l’œil nu et nécessite un microscope pour être vue. DR

Pour atteindre cette finesse, l’entreprise basée à La Tronche et spécialisée dans la conception d’imprimante 3D de très haute résolution, utilise une résine liquide dans lequel est gravée au laser le motif à imprimer.

 

Cette technique dite de la « polymérisation à deux photons » solidifie la résine localement afin que ne reste ensuite que la structure dessinée au laser, une fois la résine liquide enlevée.

 

Cette micro-impression en trois dimensions trouve de manière plus large son application dans la microrobotique. Celle-ci nécessite en effet des pièces très fines aux dimensions comprises entre le millimètre et le centimètre, ce qui permet ensuite d’assembler de minuscules structures.

 

FE

 

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