Les Morts de rue appellent au recueillement le 1er novembre au cimetière du Grand Sablon

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Le collectif grenoblois Les Morts de rue appelle à un rassemblement mercredi 1er novembre, devant le carré commun du cimetière du Grand Sablon, pour rendre hommage aux personnes disparues après avoir vécu dans la rue.

 

 

Comme tous les ans, le col­lec­tif gre­no­blois des Morts de rue invite à un ras­sem­ble­ment mer­credi 1er novembre au cime­tière du Grand Sablon de La Tronche. Rendez-vous est donné à 15 heures devant le carré com­mun (carré 16) du cime­tière « pour par­ta­ger un moment de recueille­ment » en hom­mage aux per­sonnes dis­pa­rues après une vie d’er­rance dans la rue.

 

Rassemblement des Morts de rue au cimetière du Grand Sablon le 1er novembre 2016 © Florent Mathieu - Place Gre'net

Rassemblement des Morts de rue au cime­tière du Grand Sablon le 1er novembre 2016 © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« Dans ce cime­tière sont inhu­mées des per­sonnes décé­dées dans la rue ou des consé­quences d’une vie à la rue. En ce jour de soli­da­rité entre les vivants et les morts, nous avons aussi une pen­sée pour eux », écrit ainsi le col­lec­tif dans son appel. Qui invite éga­le­ment les citoyens à venir toute la jour­née dépo­ser « une fleur contre l’ou­bli » sur les tombes des défunts, aux car­rés com­muns des cime­tières du Petit et du Grand Sablon.

 

 

Une espérance de vie de 49 ans à la rue

 

 

« Vivre dans la rue tue. En France, à Grenoble, et par­tout. Nous sommes indi­gné-es de cette
condam­na­tion à une double exclu­sion, celle subie dans la vie et celle subie dans la mort », ajoutent les Morts de rue. Pour eux, cette com­mé­mo­ra­tion est une manière d’in­ter­pel­ler l’o­pi­nion sur les condi­tions de vie dans la rue.

 

Au mois de juillet, les Morts de rue organisent également une cérémonie au Jardin du centre-ville ©Céline Dormoy - Impact LBP

Au mois de juillet, les Morts de rue orga­nisent éga­le­ment une céré­mo­nie au Jardin du centre-ville © Céline Dormoy – Impact Le Bon Plan

 

Dans une enquête publiée en 2015, le col­lec­tif natio­nal des Morts de la rue indi­quait que l’es­pé­rance de vie des per­sonnes sans-abris ou ex-SDF pla­fon­nait à 49 ans. Soit 30 ans de moins que la moyenne de la popu­la­tion fran­çaise. Agressions et sui­cides pèsent lour­de­ment sur les sta­tis­tiques, de même que la mala­die pour les per­sonnes les plus âgées.

 

FM

 

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