Jean-Pierre Barbier : “Je suis un pragmatique“

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ENTRETIEN – Jean-Pierre Barbier, député Les Républicains de la septième circonscription de l’Isère, préside depuis plus d’un an aux destinées du département. Bien décidé, lors de son investiture, à « fédérer toutes les énergies pour donner un nouvel élan au département », il met aujourd’hui en œuvre son programme, ce qui n’est pas sans faire grincer quelques dents… Il s’explique sur ses choix.

 

 

 

DE LA PHARMACIE A LA POLITIQUE

 

Jean-Pierre Barbier, président du Département de l'Isère. © Yuliya Ruzhechka - www.placegrenet.fr

Jean-Pierre Barbier, pré­sident du Département de l’Isère. © Yuliya Ruzhechka – www.placegrenet.fr

Né à Bron le 11 novembre 1960 dans une famille de la classe moyenne, Jean-Pierre Barbier débute sa sco­la­rité au col­lège Saint-François à La Côte-Saint-André. À par­tir de 1975, il est pen­sion­naire au lycée des Lazaristes, à Lyon. Après l’ob­ten­tion d’un bac­ca­lau­réat scien­ti­fique, il intègre le lycée Champollion, à Grenoble, pour deux années de classes pré­pa­ra­toires. Puis il entre, à vingt ans, à la faculté de phar­ma­cie de Grenoble, d’où il res­sort en 1985, son diplôme de phar­ma­cien en poche.

 

Il effec­tue son ser­vice mili­taire au Service de santé des armées et, à son issue, débute sa car­rière de phar­ma­cien dans l’of­fi­cine Jourdan à la Côte-Saint-André.

 

Suit un pas­sage par Lyon jus­qu’en 1993, où il revient dans la Bièvre pour ouvrir sa propre phar­ma­cie à la Côte-Saint-André. Élu maire de Penol (Isère) en 1995, il devient, en 2001, pré­sident de l’intercommunalité du Pays de Bièvre-Liers. Durant cette période, plus pré­ci­sé­ment en 2002, il ral­lie les rangs de l’Union pour un mou­ve­ment popu­laire (UMP).

 

Élection de Jean-Pierre Barbier © Joël Kermabon - placegrenet.fr

Élection de Jean-Pierre Barbier © Joël Kermabon – placegrenet.fr

Un trem­plin qui le pro­pulse, le 11 décembre 2005, au Conseil géné­ral de l’Isère, où il siè­gera en qua­lité de conseiller géné­ral du can­ton de La Côte-Saint-André, suc­cé­dant à Jo Manchon. Réélu au pre­mier tour en 2008, il s’in­ves­tira notam­ment sur les dos­siers rela­tifs à l’agriculture, à l’équipement des ter­ri­toires, à la culture et aux finances.

Ne lui man­quait plus qu’un siège de député qu’il décroche lors des légis­la­tives de 2012 dans la sep­tième cir­cons­crip­tion de l’Isère. Enfin, Jean-Pierre Barbier est élu pré­sident du conseil dépar­te­men­tal de l’Isère le 2 avril 2015, à l’oc­ca­sion de la vic­toire de la droite.

 

 

 

Les serpents de mer que sont l’A480 et l’aménagement du Rondeau sont matières à polémique. Notamment avec la Métropole et la ville de Grenoble, puisque cette dernière a déposé un recours auprès de Manuel Valls. Comment défendez-vous les choix du Département sur ce dossier ?

 

 

Sur cet équi­pe­ment, nous atten­dions une solu­tion de finan­ce­ment depuis des années. Aujourd’hui, nous avons une chance his­to­rique de régler ce pro­blème récur­rent. Nous avons enfin un finan­ce­ment de 300 mil­lions d’eu­ros d’argent privé [pro­ve­nant de la société d’au­to­route Area, ndlr] pour régler ce pro­blème, et on dis­cute ! Je suis atterré !

 

Quand on parle de l’A480, il ne faut pas par­ler d’élargissement mais bien d’a­mé­na­ge­ment à deux fois trois voies qui puissent per­mettre une vitesse suf­fi­sante pour assu­rer la flui­dité. Deux inté­rêts à cela. Tout d’a­bord, dimi­nuer la pol­lu­tion pour les rive­rains et amé­lio­rer la qua­lité de vie aux alen­tours par un envi­ron­ne­ment qui sera, bien évi­dem­ment, pay­sa­ger.

 

Jean-Pierre Barbier, président du Département de l'Isère. © Yuliya Ruzhechka - www.placegrenet.fr

Jean-Pierre Barbier, pré­sident du dépar­te­ment de l’Isère. © Yuliya Ruzhechka – www.placegrenet.fr

Mais, sur­tout, cela doit per­mettre d’a­voir des axes de tran­sit dépar­te­men­taux. La ques­tion se pose de manière impor­tante puisque, avec la métro­po­li­sa­tion, les voi­ries doivent être cédées à la Métropole. Sauf que Grenoble et sa métro­pole sont au centre du “Y”. Tous nos axes de tran­sit dépar­te­men­taux doivent pas­ser par les val­lées !

 

J’entends bien l’ar­gu­ment qui consiste à dire que, si l’on fait deux fois trois voies, on crée un “aspi­ra­teur à voi­tures”. Mais encore leur faut-il une des­ti­na­tion !

 

Il s’a­git d’un iti­né­raire de contour­ne­ment et de tran­sit vers les mas­sifs de l’Oisans et, bien évi­dem­ment, il ne s’a­git pas de recons­ti­tuer ici une auto­route A7 où, en effet, nous avons un débit qui est plus qu’im­por­tant.

 

C’est un enjeu majeur pour la Métropole, un enjeu auquel je suis très atta­ché et sur lequel je suis très vigi­lant. Je regarde les posi­tions de la Métropole avec atten­tion parce que demain, si la tota­lité des axes doit lui être trans­fé­rée, il faut que tout ceci puisse conti­nuer à assu­rer la cir­cu­la­tion des véhi­cules sur l’en­semble du dépar­te­ment.

 

 

Une région et un département à droite, une métropole et sa ville-centre à gauche. Comment gérez-vous cette configuration “géopolitique” particulière ? Est-ce un frein aux ambitions départementales ? Coexistence pacifique ou combat de tous les jours ?

 

[…]
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