FLASH INFO – La Poste émet un timbre en l’honneur de Saint-Antoine-l’Abbaye, élu « Village préféré des Français » en 2025. Ce timbre, dessiné par Caroline Péron, célèbre l’église abbatiale classée monument historique et sera disponible en feuille de 15 exemplaires à partir du 10 juillet 2026 dans plusieurs bureaux de poste.
Après avoir été sacré « Village préféré des Français » en 2025 lors de l’émission de France 3 animée par Stéphane Bern, Saint-Antoine-l’Abbaye s’apprête à entrer un peu plus dans l’histoire. La Poste rend en effet hommage à ce joyau médiéval isérois en émettant un timbre à son effigie. Dessiné par l’artiste Caroline Péron, ce timbre représentant l’église abbatiale classée monument historique sera officiellement lancé le jeudi 9 juillet, lors du « premier jour du timbre ».
Tiré à 900 000 exemplaires, il sera disponible en feuille de 15 timbres au tarif « lettre verte ». Après son lancement officiel à Saint-Antoine-l’Abbaye, La Poste mettra en vente le timbre dans plusieurs bureaux de poste à partir du 10 juillet.

Feuille des 15 timbres représentant l’église abbatiale de Saint-Antoine-l’Abbaye. © Création Caroline Péron et mise en page Ségolène Carron, d’après photo de Jérémy Penel – Myphotoagency
Cet événement s’inscrit dans une volonté de La Poste de mettre en lumière les trésors du patrimoine français, tout en offrant aux collectionneurs et aux amateurs d’histoire un morceau de ce village d’exception. Pour l’occasion, les organisateurs invitent le public à découvrir ou redécouvrir ce site chargé d’histoire.
Un hommage à un patrimoine unique
Saint-Antoine-l’Abbaye doit sa renommée à son passé exceptionnel. Fondé autour d’un sanctuaire accueillant les reliques de saint Antoine l’Égyptien, le village est devenu au Moyen-Âge l’un des plus grands lieux de pèlerinage d’Occident. Les Antonins, frères de l’ordre hospitalier spécialisé dans la lutte contre le « mal des ardents » (une maladie liée à l’ergot du seigle, un champignon vénéneux), y ont développé des pratiques médicales innovantes, mêlant herboristerie, diète et charité. Leur influence a rayonné bien au-delà des frontières, faisant de ce village un carrefour spirituel et médical.
Aujourd’hui encore, l’abbaye gothique, le cloître et les bâtiments conventuels témoignent de cette époque faste. Les ruelles pavées, les maisons à pans de bois et les halles commerçantes rappellent cette histoire. Musées, ateliers et fêtes médiévales perpétuent cet héritage, attirant chaque année des milliers de visiteurs.
Photo de une © Création Caroline Péron et mise en page Ségolène Carron, d’après photo de Jérémy Penel – Myphotoagency









