FOCUS – À Échirolles, la commission de contrôle des listes électorales a mis en lumière, le 19 février 2026, des « incohérences » dans les justificatifs de domicile d’un électeur qui se trouve être candidat aux municipales. Ces dernières pouvaient laisser à penser à une fraude à la domiciliation. Face à ces suspicions, deux élues échirolloises, Marie Rueda et Laëtitia Rabih, ont demandé aux services compétents de l’État de mener une enquête pour « rassurer les citoyens sur la sincérité des listes électorales d’Échirolles ». [Article publié le 28 février 2026 et mis à jour le 13 mars 2026]
[Encadré ajouté suite à la décision du Tribunal de Grenoble de l’audience du 12 mars 2026]
Suite aux soupçons de fraude à la domiciliation, le juge des référés du tribunal judiciaire de Grenoble a été saisi par Marie Rueda, conseillère municipale d’Échirolles, afin d’examiner la validité de l’inscription de Jean-Luc Blache sur la liste d’Amandine Demore. Suite à l’audience du 12 mars 2026, le tribunal a rendu sa décision qui s’avère favorable à Monsieur Blache. Dans les colonnes du Dauphiné Libéré celui-ci avait toujours affirmé avoir respecté le cadre et le code électoral. Sa candidature avait déjà été validée par la commission de contrôle des listes électorales et par la préfecture de l’Isère. Cette décision met fin aux interrogations sur sa participation au scrutin.
À quelques semaines du scrutin, une affaire de domiciliation suspecte interroge sur la fiabilité des listes électorales échirolloises. Lors de la réunion de la commission de contrôle des listes électorales du 19 février 2026, les membres présents ont en effet pris connaissance de suspicions de « fraude à la domiciliation » concernant une inscription sur les listes électorales d’Échirolles. En l’occurrence, celle de Jean-Luc Blache, ancien adjoint au maire d’Échirolles.
Ces suspicions soulèvent des questions sur la sincérité du scrutin à venir, selon un collectif auteur d’un courrier anonyme et deux conseillères municipales, Marie Rueda, conseillère municipale déléguée aux commerces, aux petites et moyennes entreprises et aux marchés de détails, et Laëtitia Rabih, 2e adjointe à l’aménagement, à l’urbanisme, aux implantations d’activités, à la politique foncière et à l’habitat.
Marie Rueda a d’ailleurs décidé de porter l’affaire devant la justice en saisissant le juge des référés du tribunal judiciaire de Grenoble. L’audience est fixée au 12 mars 2026.
Une inscription validée qui soulève des questions
Selon les deux élues, trois des cinq membres de la commission étaient présents à cette réunion : Danièle Robin (majorité municipale), Pascal Fouard (Echirolles a’venir, notre ville rassemblée) et Marie Rueda (Les sociaux-démocrates échirollois) elle-même.
Ces deux derniers élus, non issus de la majorité, auraient à cette occasion découvert un courrier adressé à l’ensemble des membres de la commission contenant des documents mettant en doute la validité de l’inscription de Jean-Luc Blache.
Or, ni Pascal Fouard ni Marie Rueda n’avait reçu ce courrier, envoyé par le « Collectif pour la sincérité du scrutin d’Échirolles », au moment de la réunion de la commission. « Nous étions stupéfaits, raconte-t-elle. Nous avons été informés par les services au moment où nous sommes arrivés en commission. Et eux pensaient vraiment que tout le monde avait reçu le courrier. Sauf que non. En fait, nous avons été informés le jour même. »

Marie Rueda et Laëtitia Rabih demandent à la maire d’Échirolles, Amandine Demore, de s’expliquer sur la validation d’une inscription sur les listes électorales, malgré des « incohérences évidentes ». © Joël Kermabon – Place Gre’net
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Une réflexion sur « Échirolles : un ex-adjoint, candidat sur la liste d’Amandine Demore, soupçonné de fraude à la domiciliation »
Laëtitia Rabih est une femme courageuse. Elle est seule à Echirolles à avoir signé l’appel des 40 maires et 27 élus métropolitains contre le burqini.
https://www.ledauphine.com/societe/2022/05/11/isere-metropole-de-grenoble-burkini-a-grenoble-l-appel-de-38-maires-et-21-elus-metropolitains-pour-dire-non
Ce n’est pas elle qui aurait achevé le PS de Grenoble en le dissolvant dans les LFIcolos de Piolle-Ruffin, comme l’a fait Amandine Germain, la Mme burqini de la liste de Laurence Ruffin.
https://www.ledauphine.com/politique/2026/02/01/burkini-dans-les-piscines-pierre-edouard-cardinal-tacle-amandine-germain