FOCUS – Des locataires d’Actis expriment leur désarroi face aux régularisations de charges jugées « exorbitantes » pour l’année 2023. En cause : l’appel d’offres lancé à l’hiver 2022-2023, auquel seul le fournisseur d’énergie GEG a répondu… avec un tarif multiplié par trois par rapport au contrat précédent. La Confédération syndicale des familles l’accuse de faire des bénéfices au détriment des locataires du parc social et demande qu’il leur applique une tarification plus avantageuse.
« Nous avons reçu une facture de régularisation de charge de 300 euros en 2023 et de 1 000 euros pour 2024, alors que nous réalisons un chiffre d’affaires extrêmement bas, a expliqué Annie, lundi 21 juillet 2025. Cette commerçante de la rue Très-Cloître qui loue un local à Actis participait avec plusieurs autres locataires du bailleur social à une réunion organisée dans les locaux de la Confédération syndicale des familles (CSF). Cette dernière avait également invité le bailleur social et GEG, mais seul le fournisseur d’énergie a répondu présent.
« Nous n’avons pas les moyens de payer », s’est désolée la commerçante. « Régler 1 000 euros d’un coup, ce n’est pas gérable« , a-t-elle expliqué avant de lancer : « Nous sommes pris en otages entre GEG et Actis ». De son côté, Maurice, retraité, a fait état d’une ardoise qui avait explosé. « En 2024, j’ai payé 28 € / m3 d’eau chaude alors qu’en 2022, c’était encore à 14 € ! », a-t-il témoigné.

Quelques locataires d’Actis s’étaient réunis dans les locaux de la Confédération syndicale des familles (CSF) pour évoquer leurs difficultés. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En cause ? Les énormes régularisations de charges demandées par le bailleur Actis pour 2023 aux locataires de ses 1 300 logements sociaux équipés de chaudières à gaz collectives. Ce après des provisions pour charges sous-estimées, alors que seule GEG avait répondu à l’appel d’offres lancé à l’hiver 2022-2023 par Actis pour la fourniture de gaz, avec un prix triplé par rapport au contrat précédent.
« Quand, en 2022, les locataires payaient 100 euros de gaz pour se chauffer et réchauffer leur eau, en 2023, ils se retrouvent à en payer 300 ! s’insurge Julie Martin, directrice de la CSF. Entre 2022 et 2024, c’est donc un gaz trois fois plus cher que les locataires ont payé ! », résume-t-elle.
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Une réflexion sur « Grenoble : le désarroi de locataires d’Actis face à des régularisations de charges « exorbitantes » dues à GEG »
GEG , MUNICIPALITÉ ET MÉTROPOLE, VOLEURS! 🤬