REPORTAGE VIDEO – À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, plusieurs centaines d’organisations appelaient à une mobilisation massive samedi 22 mars « pour dire non au racisme, à la xénophobie et aux politiques discriminatoires qui gangrènent notre société ». À Grenoble, la manifestation, qui a démarré à 14 h 30 place Victor-Hugo, a réuni plus de 2 000 manifestants.
« Le racisme, c’est la gangrène. On l’élimine ou on en crève » scandaient les manifestants en défilant dans les rues de Grenoble, samedi 22 mars 2025 après-midi. Un rassemblement parmi de très nombreux en France, à l’occasion de la Journée internationale « pour l’élimination de la discrimination raciale, et pour dire non au racisme, à la xénophobie et aux politiques discriminatoires qui gangrènent notre société« .
Plus de 2 000 personnes y ont participé à Grenoble, selon la police. Parmi eux, beaucoup de jeunes voire très jeunes gens, mais aussi des militants de la première heure. Sans oublier des élus dont Elisa Martin, députée du groupe La France insoumise – Nouveau Front populaire sur la 3e circonscription de l’Isère. D’autres rassemblements avaient par ailleurs lieu en Isère, notamment à Vienne et à Pont-de-Chéruy.
La date du samedi 22 mars ne devait rien au hasard. Le 21 mars de chaque année est en effet une journée célébrée par l’Onu depuis 1966, en commémoration du massacre de Sharpeville, en Afrique du Sud Ce jour-là, en 1960, la sppolice avait ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre la politique d’apartheid.
Une journée d’action contre le racisme et le fascisme
Lors de la journée internationale des migrants, le 18 décembre 2024, plusieurs dizaines d’organisations et collectifs ont ainsi décidé d’en faire une journée mondiale d’action contre le racisme et le fascisme, dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

La manifestation du 22 mars 2025 à Grenoble contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie a agrégé des militants soutenant diverses causes, dont celle en faveur de la population à Gaza. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Elles ont déclaré : « Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de tous les droits pour toutes et tous, une société de solidarité, de fraternité, de justice, et de respect des libertés. »
Et les organisations signataires locales (cf. encadré) de préciser : « Face à la montée de l’extrême droite en France et dans le monde, face à la banalisation des discours de haine, nous refusons une société où l’exclusion et la stigmatisation deviennent la norme. Construisons ensemble un projet humaniste, démocratique, solidaire et égalitaire ! »
Les organisations signataires locales :
La Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants (Cisem) avec AFA Grenoble, AG travail social, Apardap, Attac, CSRA, Dal 38, EELV, Ensemble!, FSU, LDH, LFI, Réseau insoumis antifasciste, les jeunes insoumis, LIFPL, NPA A, NPA R, PCF, PCOF, RESF, RLF Voiron et Grenoble, Solidaires, syndicat CGT des travailleurs sans papiers, syndicat Luttes de classes éduc nat, UCL, UEG, Cimade et Modus Operandi.









2 réflexions sur « Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale : plus de 2000 manifestants à Grenoble »
Le rabbin d’Orléans a été agressé par une personne en situation irrégulière sur le territoire et le grand rabbin de France fustige « la responsabilité écrasante » de LFI dans la montée de l’antisémitisme.
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/orleans-ce-que-l-on-sait-de-l-agression-du-rabbin-de-la-ville-samedi-en-centre-ville-7512828
Pier Paolo Pasolini : « Une bonne partie de l’antifascisme d’aujourd’hui ou, du moins, de ce que l’on appelle antifascisme, est soit naïf et stupide, soit prétextuel et de mauvaise foi ; en effet, elle combat, ou fait semblant de combattre, un phénomène mort et enterré, archéologique, qui ne peut plus faire peur à personne. »
Et aussi : « Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle antifascisme. »