FOCUS – La Ville de Grenoble a adopté, lors de son conseil municipal du lundi 15 mai 2023, une délibération approuvant la nouvelle convention entre la municipalité et les commerçants et artisans du Marché de Noël. À la clé ? Des hausses de tarifs importantes pour l’occupation des chalets comme pour les factures d’eau et d’électricité, plus l’ajout de frais de remise en état de la place Victor-Hugo. Ce qui a amené les commerçants à écrire à la Ville, et l’opposition à dire tout le mal qu’elle pensait de la mesure.
Certes, l’esprit de Noël flotte rarement sur le conseil municipal de Grenoble, et encore moins au mois de mai. Il était pourtant question du Marché de Noël ce lundi 15 mai 2023, alors que devait être adoptée la délibération approuvant la convention entre la Ville et les exposants pour son édition 2024. De quoi susciter des échanges âpres entre élus, sur fond de courrier adressé par les commerçants et artisans du marché à la municipalité grenobloise.

Le conseil municipal de Grenoble a débattu de la convention relative au Marché de Noël. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En cause ? Avec cette nouvelle convention, la Ville apporte dans sa hotte plusieurs cadeaux empoisonnés. À savoir, une hausse de 6 % du tarif de base, liée au fait que décembre 2023 comprend une journée d’exploitation supplémentaire, et une participation au coût de remise en état de la place Victor-Hugo. Ce à quoi s’ajoutent encore des hausses (importantes) de la tarification de l’eau et de l’électricité.
Un courrier des commerçants du Marché de Noël
Sans surprise, les commerçants concernés n’apprécient guère la démarche et l’ont fait savoir. Dans leur missive en date du 14 mai, l’association « en cours d’immatriculation » des Artisans et commerçants du Marché de Noël de Grenoble dénoncent la façon même de procéder de la municipalité. Elle évoque ainsi des mesures prises sans concertation préalable qui leur ont été présentées le 10 mai, soit cinq jours à peine avant la tenue du conseil municipal.
Dans leur courrier, les commerçants ne s’insurgent pas seulement contre les hausses de tarifs. En effet, la Ville impose dans sa convention l’obligation d’accepter les règlements par CB dès 1 euro. « Contraire à la loi », réplique l’association, qui rappel que « l’artisan commerçant est libre de choisir quel mode de règlement il souhaite accepter au sein de son point de vente ». Et de mettre en avant le poids des commissions bancaires, ainsi que le « déséquilibre comptable » engendré par la mesure pour les restaurateurs pratiquant la consigne à un euro.
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2 réflexions sur « Grenoble : les exposants du Marché de Noël (et l’opposition) remontés contre les hausses de tarifs »
De toutes façons, Eric BurqiniTaxes, fidèle à son génie inégalable, a décidé de supprimer le jour de Noël.
https://twitter.com/EricPiolle/status/1661410564411731968?cxt=HHwWgMC93eKGwo4uAAAA
25% d’augmentation de la taxe foncière, 45% d’augmentation de la location des chalets, ces chiffres sont hallucinants !!!
Mais que les Grenoblois ferment leur g… puisque c’est « extrêmement juste » comme ils osent dire ! Rien n’est trop beau pour la « transition écologique », mots de façade qui signifient la carrière politique d’Eric BurqiniTaxes et ses amis.