FOCUS – Parti de Saône-et-Loire le 30 mars 2026 pour un tour de France d’un an à vélo, Benoît Mathieu a fait étape à Grenoble, lundi 29 juin. À 27 ans, cet enseignant en mathématiques ambitionne de recueillir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Plus qu’une candidature, il revendique une démarche destinée à promouvoir une autre conception de la démocratie, fondée sur la participation citoyenne et le dépassement des partis politiques. Rencontre.
Chaque matin ou presque, Benoît Mathieu enfourche son vélo en direction d’une nouvelle mairie. Son objectif est immuable : convaincre des élus de parrainer sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Depuis son départ de Chauffailles (Saône-et-Loire), le 30 mars, le jeune homme de 27 ans sillonne les routes de France, dort sous une tente, en camping ou parfois dans le jardin d’habitants rencontrés au hasard de son parcours.
Mardi 29 juin 2026, sa quête des 500 signatures d’élus l’a conduit en Isère, notamment à Cléry et à Veurey-Voroise. L’occasion d’une halte à Grenoble. « Je n’y ai rencontré aucun élu grenoblois car je ne sélectionne que les mairies sans étiquette », nous a-t-il toutefois expliqué. Son aventure est sportive, certes, mais surtout politique. Car, derrière les quelque 12 000 kilomètres à parcourir en un an, se cache une ambition plus large : défendre une démocratie plus participative et plus proche des citoyens.

Chaque matin, Benoît Mathieu enfourche son vélo en direction d’une nouvelle mairie. © Benoît Mathieu
Contrairement à la plupart des prétendants à l’Élysée, Benoît Mathieu ne s’appuie sur aucun parti politique. Diplômé d’une école d’ingénieur en agroalimentaire, il a choisi d’enseigner les mathématiques avant de consacrer un an à sa campagne itinérante. Une idée qui, indique-t-il, mûrit depuis plus de trois ans. « C’est un mélange de frustrations de sentir que notre système est profondément défaillant […]. En tant que citoyen, on n’a la possibilité de rien. On peut aller faire des manifestations, signer des pétitions, mais ça s’arrête là », se désole-t-il.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 69 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









