FOCUS – À Grenoble et plus largement en Isère, les automobilistes faisaient encore face, le 14 avril 2026, à des prix à la pompe dépassant les 2 euros le litre et à des tensions dans certaines stations-service. À l’échelle du département, près de 9 % des points de vente restent en outre concernés par des ruptures partielles, après un pic proche d’un quart début avril. Le tout sur fond de hausse des cours du pétrole et de perturbations liées à l’escalade entre les États-Unis et l’Iran que pourrait aggraver le blocus du détroit d’Ormuz.
« À ce prix-là des carburants, chaque plein fait mal au portefeuille ! », lâche une automobiliste en quittant une station-service grenobloise après s’être ravitaillée. De fait, à Grenoble et plus largement en Isère, les conséquences de la crise énergétique se lisent directement à la pompe. Le gazole s’établit ainsi entre 2,31 et 2,37 euros le litre et l’essence dépasse les 2 euros selon les relevés effectués le 14 avril dans plusieurs stations de la capitale des Alpes.
Dans le détail, le prix du diesel affiche 2,319 euros chez Carrefour, 2,349 chez Esso et 2,379 chez BP. Quant au SP95-E10, il varie varie entre 2,009 et 2,059 euros, tandis que le SP98 oscille entre 2,119 et 2,229 euros, selon les enseignes. Ces niveaux élevés s’accompagnent de tensions dans certaines stations, avec des carburants parfois indisponibles.

À Grenoble, les prix au litre des carburants dépassait la barre des 2 euros. le 14 avril 2026. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Malgré ces difficultés, la situation s’est améliorée. Au plus fort des tensions début avril, près d’un quart des stations-service étaient en effet touchées par des pénuries en Isère, indiquait le Dauphiné libéré. Seules 9 % des stations resteraient concernées à la mi-avril, d’après les données de suivi disponibles.
Ces ruptures sont le plus souvent partielles et temporaires, affectant un produit spécifique plutôt que l’ensemble des carburants. En pratique, les difficultés observées à Grenoble comme dans le reste du département relèvent de pics de consommation, de réapprovisionnements différés et d’un déséquilibre temporaire entre l’offre et la demande.
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