FOCUS – Alors que la campagne des élections municipales de Grenoble bat son plein, deux militants de deux listes différentes dénoncent des agressions physiques à leur endroit. À chaque fois suivant une même configuration: une confrontation avec un arracheur d’affiches qui dérape. En dehors de Grenoble, à Chasse-sur-Rhône, le maire sortant (et ancien secrétaire fédéral du PS 38) a quant à lui vu son portrait sur une affiche affublé d’une croix gammée et de la mention « collabo des nazis« .
La campagne des élections municipales de Grenoble monte-t-elle en tension? En l’espace d’une semaine, ce sont deux agressions physiques qui ont été dénoncées par des partisans de deux candidats différents, mais à chaque fois sur une base similaire : la réaction d’un militant surpris (et filmé) en train d’arracher des affiches électorales. Un acte pouvant conduire à une contravention de 3e classe1Pouvant atteindre 450 euros. , voire de 4e classe2Pouvant atteindre 750 euros. si l’auteur est un fonctionnaire ou agent de l’autorité publique.

Capture de la vidéo de l’agression mise en ligne sur les réseaux sociaux par Hervé Gerbi, avec floutage pour ne pas montrer « le visage de la haine », explique le candidat. © Hervé Gerbi – Facebook
Le mercredi 21 janvier 2026, c’est le candidat Hervé Gerbi, tête de liste « Nous Grenoble » (divers centres) investi par le parti Horizons, qui a relayé sur les réseaux sociaux une agression subie par l’un de ses partisans. Ce dernier, étant allé se confronter à une personne affairée à retirer les affiches du candidat, aurait évité de peu un coup de racloir. « L’auteur est parfaitement identifié, militant politique assumant publiquement des convictions haineuses« , indique Hervé Gerbi dans son message. Tout en faisant savoir qu’une plainte a été déposée.
Un militant pro-Carignon dénonce des agressions
Le dimanche 25 janvier 2026, c’était au tour du militant pro-Carignon Mehdi Ben Fredj de poster une vidéo sur les réseaux sociaux, où une personne occupée à décoller des affiches du candidat semblait asséner un coup à celui qui le filmait.
L’entourage d’Alain Carignon affirme avoir identifié l’auteur des faits, qui serait enseignant dans un établissement grenoblois et décrit comme « très engagé à gauche« . Mehdi Ben Fredj fait savoir qu’une plainte devrait être déposée rapidement.
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4 réflexions sur « Municipales de Grenoble : des partisans d’Hervé Gerbi et d’Alain Carignon dénoncent des agressions physiques »
entièrement d’accord !!
Concernant les « violences politiques » (comme vous dites), que pensez vous de celles exercées par Eric Piolle contre son adjointe Lucillle Lheureux afin que Laurence Ruffin soit seule en lice pour devenir sa « nouvelle incarnation » ?
Même son adjoint Nicolas Beron-Perez a commenté ce « mépris démocratique » (comme vous dites) qui règne à Grenoble par « veni, vidi, evomui » (je suis venu, j’ai vu, j’ai vomi).
https://www.placegrenet.fr/2025/10/15/le-grenoble-alpes-collectif-apporte-son-soutien-a-lucille-lheureux-quil-juge-victime-dune-situation-de-violence/662314
La violence fait partie de la culture de l’extrême gauche à l’image de leurs amis antifa ou black blocks pour ne citer qu’eux!
Lire aussi « PLAIDOIRIE DE RICHARD MALKA »
*Violences de rue contre violences politiques*
Certaines violences sont légitimées quand d’autres sont criminalisées. Il y a aussi des violences plus évidentes et directes que d’autres : des violences politiques, économiques, sociales, écologiques peuvent bien plus véritablement détruirent des vies (littéralement) qu’un coup de point ou une gifle !
C’est tellement facile pour les classes privilégiées de crier à la sauvagerie au moindre chahut et d’appeler à l’ordre démocratique. Notre démocratie ? Si notre gouvernement donnait un peu l’exemple en respectant un tantinet la démocratie, on n’en serait pas à ce niveau de tention ! Si à Paris et à Bruxelles notre santé, notre économie, nos territoires, nos sociétés n’étaient pas sans cesse livrées en pâture à des firmes avides et cupides pour l’enrichissement des plus privilégiés, alors la base populaire se sentirait peut être moins agressée et ressentirait probablement moins cet état d’urgence à défendre son environnement et sa société !
Ces actes de violences de rue sont lamentables et particulièrement délétères en période électorale ! Mais ils ne peuvent pas être dénoncés seuls, isolés du mépris démocratique qui règne dans notre pays depuis la dissolution de l’Assemblée National, isolés du mépris de l’urgence à protéger notre environnement.