Quelques lignes pour partager et garder trace de ce chemin de mémoire…
Pour Élisabeth et André qui démarrent ce chemin, la bonne nouvelle à Drancy était la rencontre et l’accompagnement pour la journée par des amis chers. Parmi les connaissances parisiennes et amis actifs sur le chemin de Compostelle, on peut noter Jean-François Féjoz, Pierre Mathe et Virginie Balus. Parmi les amis de l’Association Compostelle-Cordoue, belle émotion de marcher dans Paris avec Leila Hamidou, Agnès Legrix et bien sûr Morice de Lamarzelle. Cette dernière avait fait du buzz autour d’elle, et donc on a retrouvé, soutenant la marche d’indignation, une de ses amies slovaque et Françoise Henry.

Lecture au mémorial de Drancy. © André Weill – placegrenet.fr
La pluie nettoyait nos larmes…

Lettre écrite le samedi 20 mai 1944 par Georges annonçant l’arrestation de son père Fernand © André Weill
Sur le chemin… la coupe du monde
Le lendemain, 29 juin, de très bonne heure, André retourne dans Paris par la rue Madame, pour honorer Sabine Zlatyn. Puis départ d’Ivry-sur-Seine à 9 heures en longeant la Seine jusqu’à Montgeron, une bonne vingtaine de kilomètres, sûrement un peu plus avec les quelques inévitables erreurs de début de parcours en zone urbaine. Lundi 30 juin, belle traversée de la forêt de Sénard, accueil chaleureux par Colette et Gérald, responsable du chemin Paris Vezelay. Et puis TV coupe du monde. Quel décalage par rapport au chemin de mémoire ! Les télévisions retiendront la défaite de l’Algérie face à l’Allemagne et la victoire de la France qui rencontrait le Nigeria. Mon avis : le foot friqué et médiatisé au plus haut point est un des plus désastreux exemple actuel de la violence que génère chez l’individu l’identification nationale. Tous les dictateurs savent jouer du « panem et circenses ».
© André Weill – placegrenet.fr
Premières fatigues

Des oies bernaches s’ébrouent à Moret-sur-Loing. © André Weill – placegrenet.fr








