Les Arts du récit, c’est déjà (presque) fini. Au cours de ce festival qui s’achèvera ce samedi 24 mai, les artistes auront traversé les communes de l’Isère pendant une bonne dizaine de jours. Avec eux, Nathalie Thomas, qui n’en est pas à son coup d’essai. Mais aussi d’autres conteurs qui ont encore de belles histoires à vous raconter.
La conteuse Nathalie Thomas a réalisé un exploit ce jeudi : capter l’attention de toute une classe de première section de maternelle… Et sans débordement s’il vous plaît ! Les petits écoliers de Sidi Brahim avaient rendez-vous au Petit théâtre de Grenoble pour une représentation de Chez toi…, dans le cadre du festival des Arts du récit.
Les enfants étaient plus qu’excités en débarquant sur les lieux, n’hésitant pas à interpeller les passants : « C’est ça le « tératre » ? « Monchieur », on a fait de la peinture ! » Il aura fallu attendre l’arrivée de la conteuse pour retrouver un peu de silence. Le spectacle pouvait alors commencer, la musique du compositeur Stracho Temelkovski sortir des enceintes et l’histoire se mettre en place.
« C’est un conte philosophique qui parle du désir de grandir, du chemin qu’il faut faire pour être soi-même », explique Nathalie Thomas. La conteuse n’hésite pas à faire appel au bestiaire pour interpeller ses jeunes spectateurs. Chat, tigre et lama sont ainsi régulièrement convoqués dans le récit, avec, dans le rôle-titre, mademoiselle la souris et son désir de grandir. « Mais ce sont bien les enfants qui tiennent les rôles principaux », souligne-t-elle.
Celle-ci s’emploie d’ailleurs à les faire intervenir en leur posant des questions sur la suite du récit. “Lit”, “lama”… Les mots ne sont pas faciles à trouver à cet âge-là, mais les enfants s’en sortent plutôt bien. Quant à la conteuse, inutile de dire que l’exercice représente, pour elle… un jeu d’enfant.
« Une manière de dire le monde »
« Cela fait vingt ans que je raconte des histoires », explique Nathalie Thomas. Des histoires qui ont trouvé écho chez les responsables du festival des Arts du récit. « J’ai déjà fait plusieurs éditions. On travaille tout le temps ensemble. Ils me soutiennent », explique la conteuse.
Le festival permet de mettre à l’honneur différentes histoires, entre contes traditionnels et récits plus contemporains. Pour Nathalie Thomas, « le conte, c’est la poésie dans la parole. Il représente une manière de dire le monde. » Chaque conteur du festival est ainsi libre d’exprimer pleinement “sa” vision de ce monde. Si les deux dernières séances de Nathalie Thomas à Grenoble affichent déjà complet, de nombreux spectacles restent encore à découvrir dans le cadre du festival. Des histoires pour tous les goûts, avec notamment Catherine Zarcate et son “Bazar de nuit”, le vendredi 23 mai à 19 heures, à l’espace Aragon de Villard-Bonnot. Direction le Vietnam, la Route de la soie ou encore la France pour un spectacle qui ne devrait pas manquer d’interpeller le spectateur avide de voyages. D’autres surprises attendent le public samedi, dernier jour du festival, qui se clôturera à 21 h avec le concert du collectif grenoblois des Barbarins fourchus, à la Salle noire, 19 rue des Arts et métiers. Alors pas d’histoires, le conte est bon ! AK











