FOCUS – Échaudée par l’échec de sa candidature aux Jeux olympiques d’hiver de 2018 et le revers d’Annecy, Grenoble ne se précipite pas pour postuler au titre de ville organisatrice en 2026. D’autant qu’une étude canadienne enfonce le clou : la capitale des Alpes n’est pas “climatiquement fiable” pour recevoir les JO d’hiver.

Jean-Guillaume Béatrix, médaillé de bronze de la poursuite en biathlon à Sotchi. © Nils Louna – Place Gre’net

La skieuse de l’Alpe d’Huez Ophélie David en lice à Sotchi au ski acrobatique. © Nils Louna – Place Gre’net

Grenoble comme Chamonix ne sont, pour les auteurs de cette étude canadienne, pas “climatiquement fiables” pour organiser les JO d’hiver. Alberville, elle, reste dans la course.
« Si Grenoble devait être candidate à l’avenir, ce serait sous deux conditions, pointe le premier adjoint Jérôme Safar et tête de liste. Que cette candidature soit portée nationalement par l’État français et dans un contexte de consensus local. Pour 2018, l’État ne voulait pas de Jeux olympiques d’hiver ! Ils ont planté Annecy. » La France devra-t-elle désormais jouer la carte des Jeux d’été ? Patricia Cerinsek * C’est finalement la ville d’Annecy qui avait été retenue pour représenter la France. Cette dernière n’avait recueilli que 7 voix contre 28 à Munich et 63 à Pyeongchang, en Corée du Sud, où seront organisés ces JO 2018. ** Chamonix, Grenoble, Sotchi et Garmisch-Partenkirchen ne pourraient plus, d’après l’étude, organiser les JO d’hiver dans de bonnes conditions. *** Cinq villes sont candidates à l’organisation des Jeux olympiques 2022 : Oslo (Norvège), Lviv (Ukraine), Almaty (Kazakhstan), Cracovie (Pologne) et Pékin (Chine). La Suède a, en janvier, renoncé à se porter candidate après le refus de la mairie de Stockholm d’organiser les Jeux.








