FOCUS – La commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) de M Tag a demandé, par courrier le 8 février 2026, à la direction générale de la société publique qui gère le réseau de transports en commun de l’agglomération grenobloise des éclaircissements sur la présence d’amiante dans certaines rames de tramway. Le directeur général Michaël Guthmuller lui a répondu en lui apportant quelques précisions.
Le sujet de l’amiante dans les tramways du réseau Tag (M Tag) a refait surface début février, après la publication d’un courrier de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) adressé à la direction générale de la société publique qui gère le réseau de transports en commun de l’agglomération grenobloise.
Ce courrier, daté du 8 février 2026, pointe du doigt une « ambiguïté » dans la communication de l’entreprise concernant la présence d’amiante dans les rames TFS (Tramway français standard), les plus anciennes. Pour la commission, « la question n’est pas de savoir s’il y a ou non de l’amiante, mais bien d’identifier précisément où elle est présente ».
La CSSCT y dénonce notamment « une défaillance grave de la communication interne en matière de santé et de sécurité au travail » et souligne que « des agents ont continué à intervenir sans disposer d’une information complète sur les risques encourus ». Elle exige « une suspension immédiate de toute intervention susceptible de générer une exposition aux fibres d’amiante », ainsi qu’une « mise à jour immédiate du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) ».
L’amiante dans les tramways : un sujet connu et suivi depuis des années
Dans une réponse détaillée, Michaël Guthmuller, directeur général de M Tag, a rappelé que la présence d’amiante dans certaines parties des tramways n’était pas une découverte récente. « L’amiante est présente depuis la construction des rames, dans des zones non accessibles aux voyageurs, comme les parties mécaniques ou les bogies1chariots situés sous un véhicule ferroviaire, sur lesquels sont fixés les essieux ».
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 70 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous







