Maladie de parkinson : des patients neurostimulés à Grenoble témoignent

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FOCUS – Alors que le professeur Alim-Louis Benabid, fondateur de Clinatec, vient de recevoir le prix de l’inventeur européen 2016, dans la catégorie recherche, pour ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde, des centaines de patients ont déjà bénéficié de ses recherches. Parmi eux, Guy Janet-Maître atteint de la maladie de Parkinson à l’âge de 42 ans, qui s’est fait implanter un pacemaker cérébral il y a quinze ans au CHU de Grenoble, et Hervé de Save Davy qui vient tout juste de se faire opérer.

 

 

 

« Je lui dois tout ! », s’en­thou­siasme Guy Janet-Maitre à l’évocation du Pr Benabid, qui l’a opéré voilà quinze ans. « Vous me ren­con­trez dans la rue, vous ne vous dou­tez pas que je suis par­kin­so­nien ! », pour­suit-il, non sans une cer­taine fierté.

 

Guy Janet-Maître, délégué Savoie de France Parkinson (2e en partant de la gauche), entouré de José Courbis, délégué de la Drôme, Hervé de Save Davy, délégué Isère et Christiane Gachet, déléguée Auvergne-Rhône-Alpes. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Guy Janet-Maître, délé­gué Savoie de France Parkinson (2e en par­tant de la gauche), entouré de José Courbis, délé­gué de la Drôme, Hervé de Save Davy, délé­gué Isère et Christiane Gachet, délé­guée Auvergne-Rhône-Alpes. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Effectivement, on ne se doute de rien : aucun trem­ble­ment, aucune rai­deur, encore moins de mou­ve­ments invo­lon­taires visibles. Le pace­ma­ker céré­bral est aussi indé­ce­lable à l’œil. Et pour cause : le dis­po­si­tif est interne. Des élec­trodes de 10 cm de long et 20 mm de dia­mètre sont enfon­cées dans le cer­veau de Guy, reliées par d’insoupçonnables fils à un petit sti­mu­la­teur à pile, logé sous sa cla­vi­cule droite.

 

Les pre­miers symp­tômes de la mala­die de Parkinson sont appa­rus très tôt, alors que Guy n’a­vait que 42 ans.

 

Cela fait donc vingt ans qu’il vit avec cette patho­lo­gie dont l’o­ri­gine n’est pas élu­ci­dée. Aucun anté­cé­dent fami­lial. Si encore il était agri­cul­teur, peut-être aurait-il pu au moins com­prendre, à défaut d’ac­cep­ter ! Depuis le 7 mai 2012, un décret recon­naît en effet la mala­die de Parkinson comme mala­die pro­fes­sion­nelle pour les agri­cul­teurs, éta­blis­sant expli­ci­te­ment un lien de cau­sa­lité entre cette patho­lo­gie et l’u­sage des pes­ti­cides.

 

 

 

« J’ai été dans le déni au début »

 

 

C’est le coup de grâce lorsque le diag­nos­tic tombe, après six mois d’er­rance médi­cale. « Comme la majo­rité des malades, j’ai été dans le déni au début », avoue-t-il. Ainsi, Guy met deux ans avant d’en par­ler à son employeur, mal­gré un accom­pa­gne­ment psy­cho­lo­gique. Son métier ? Acheteur chez Schneider Electric à Grenoble. Le moment reste gravé dans sa mémoire, tant l’enjeu était impor­tant.

 

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Commentaires 2
  1. Bonjour j ai 48 ans et jai su que j’a­vais le par­kin­son à l’âge de 46 ans.je prend un médi­ca­ment pro levo­carb et je prend 1 1/2 3 fois par jour j aime­rais avoir des ren­sei­gne­ments pour avoir des soins merci

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    • VM

      12/06/2016
      10:59

      Bonjour, peut-être pour­riez-vous par exemple, contac­ter l’an­tenne de France Parkinson dans votre dépar­te­ment ? L’une des mis­sions de cette asso­cia­tion étant d’in­for­mer sur la mala­die, les trai­te­ments et les aides.

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