Nuit debout : forces et faiblesses d’un mouvement à la croisée des chemins

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DÉCRYPTAGE – Depuis le samedi 9 avril, Nuit debout Grenoble occupe sans discontinuer l’espace public devant la Maison de la culture. Le mouvement grenoblois s’est installé sur ce lieu emblématique, central et à proximité des quartiers Sud de la ville. Un choix pertinent ? Cela reste à voir. Mais qu’espère le mouvement au bout du compte ? Nombreux sont les militants convaincus que son avenir se jouera dans la grève générale du 28 avril prochain.

 

 

 

Nuit debout Grenoble. Assemblée générale du lundi 18 avril 2016. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Assemblée géné­rale de Nuit debout Grenoble, le lundi 18 avril 2016. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Le cam­pe­ment du mou­ve­ment Nuit debout Grenoble tient bon devant la MC2. Il devrait res­ter encore au moins jus­qu’au ven­dredi 22 avril, et pro­ba­ble­ment sera-t-il auto­risé à res­ter plus long­temps. « On ne peut pas perdre, parce qu’il y a des tas de gens qui nous regardent », mar­tèle un par­ti­ci­pant, dont l’in­ten­tion est de gal­va­ni­ser le moral des troupes, les­quelles com­mencent à mon­trer quelques signes de fatigue…

 

De 80 à 200 per­sonnes viennent tous les soirs aux assem­blées géné­rales citoyennes, mais elles sont moins nom­breuses à pré­pa­rer les actions et à y par­ti­ci­per, à assu­rer l’accueil des visi­teurs, la logis­tique (cui­sine, toi­lettes, etc.) ou encore l’animation en jour­née et en soi­rée. L’heure était d’ailleurs au chan­ge­ment de cap, dimanche soir : « L’organisation prend énor­mé­ment de temps, on perd un peu de vue la révo­lu­tion et la lutte. On est dans une occu­pa­tion hybride : évé­ne­ment poli­tique et fes­tif. On va se concen­trer sur le côté poli­tique, et aban­don­ner l’événementiel », a com­mencé par dire Thomas, l’un des lea­ders du mou­ve­ment Nuit debout Grenoble. Si tant est que l’on puisse par­ler de lea­der, dans la mesure où le mou­ve­ment se reven­dique “sans chef”.

 

Cette nou­velle orien­ta­tion de Nuit debout Grenoble sera-t-elle déter­mi­nante pour la suite ? Sans pré­sa­ger du deve­nir du mou­ve­ment, des forces et des fai­blesses de Nuit debout Grenoble se des­sinent d’ores et déjà.

 

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Commentaires 1
  1. Juste quelques réflexions à la lec­ture de ce repor­tage, même si, n’é­tant pas actuel­le­ment à Grenoble, je n’ai pas pu suivre l’ins­tal­la­tion et la vie des Nuits debout devant la MC2.
    Le sur­nom « Camille » que prennent beau­coup d’in­ter­ve­nants, vient de Notre Des Dames des Landes où, au début du mou­ve­ment, toutes les per­sonnes inter­ro­gées par les jour­na­listes, disaient s’ap­pe­ler « Camille » pré­nom féminin/masculin.. Depuis dans tous les mou­ve­ments, comme à Sirven, il y a des « Camille ».
    S’en prendre à Piolle, on sait d’où ça vient 😉 C’est comme ça depuis son élec­tion par tou­jours le même grou­pus­cule. Pour moi, c’est se trom­per de com­bat dans la situa­tion actuelle. C’est main­te­nir « Nuits debout » dans un petit cercle gre­no­blois, alors que les reven­di­ca­tions doivent deve­nir des reven­di­ca­tions natio­nales si on veut abou­tir à quelque chose. Effectivement donc, la mani­fes­ta­tion du 28 est impor­tante, elle n’est pas que syn­di­cale, même si les syn­di­cats surfent sur la vague de mécon­ten­te­ment pour se refaire une santé, elle sera une nou­velle fois l’oc­ca­sion de mon­trer que nous sommes très nom­breux à refu­ser cette loi liber­ti­cide quant aux condi­tions de tra­vail et que nous ne vou­lons plus de ceux qui ont osé la pré­sen­ter comme une loi de gauche, de même que tout ce qu’ils pro­meuvent d’i­dées piquées au FN

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