FOCUS – Dix ans après son lancement de Kourou en Guyane française, la sonde Rosetta est désormais en orbite autour de la comète 67P / Churyumov-Gerasimenko, dite Churi. Alors que la date d’atterrissage de son module Philae approche à grand pas, l’équipe de chercheurs de l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (Ipag) a récemment participé au choix du site principal et secondaire. Explications.
Si tout se déroule comme prévu, Philae quittera bientôt la sonde Rosetta pour aller se poser sur la comète “Churi”, à la vitesse d’un mètre par seconde. Une manœuvre extrêmement périlleuse pour ce petit module d’environ 100 kg – essentiellement composé de fibre de carbone –, contenant dix appareils scientifiques très sophistiqués. Et pour cause, la phase d’atterrissage s’effectue par gravitation passive.

Philae : détails des instruments embarqués – © Cnes
Sélection drastique

Largage de Philae – Vue d’artiste – © Esa
Choix stratégiques
De multiples paramètres sont entrés en considération dans le choix de ces sites. Le premier d’entre eux concernait la possibilité d’identifier une trajectoire sûre entre l’orbiteur et le site d’atterrissage pour le déploiement de Philae. Le site devait, d’autre part, comporter le relief le moins accidenté possible à la surface, avec peu de rochers. Pour ce faire, les chercheurs ont pu s’appuyer sur la topographie de la comète définie avec une remarquable précision, notamment grâce aux images en 3D fournies par la camera Osiris.
Phila sur Churi-Vue d’artiste – © Esa
“J” : le meilleur compromis
Bien évidemment, aucun des sites analysés ne répondait de façon optimale à l’ensemble des critères définis par les scientifiques. C’est finalement le site “J”, situé sur le petit lobe de Churi qui est apparu comme le meilleur compromis. Notamment parce que la grande majorité des pentes présentes sur ce site n’excède pas 30° par rapport à la verticale locale, réduisant ainsi notablement les risques que Philae se renverse après avoir touché le sol.
Le site J. © Esa









