Développer de nouvelles techniques de valorisation des pneumatiques usagés. Telle est l’ambition du projet TREC (Tyre Recycling), sur lequel vont travailler conjointement le CEA, Michelin, Protéus et SDTech. Un créneau porteur dans un contexte où le marché mondial du pneumatique est en pleine expansion.
Si le marché de l’automobile explose, cette innovation pourrait se montrer bien utile. Faire du neuf avec du vieux : c’est ce que tente de faire le projet Trec avec les pneus. Comment ? De deux façons.
La première piste, appelée Trec Régénération, consiste à utiliser la « régénération de mélanges de gommes pour la fabrication de pneumatiques neufs ». La seconde, nommée Trec Alcool, passera par « la production d’un intermédiaire chimique nécessaire à la synthèse de matières premières utilisées dans la fabrication de pneumatiques ».
Ces techniques cherchent à développer l’écoconception. Autrement dit, ces pneus auront comme matière première des produits issus d’anciens pneus.
Le projet couvre toutes les étapes de la recherche et développement. Doté d’un budget de 51 millions d’euros, dont 13,3 proviennent du programme Investissements d’avenir, il vise à répondre à la forte demande mondiale en pneumatique de manière propre et durable. « Avec les prévisions de croissance du marché mondial du pneumatique, la demande en matières premières va considérablement augmenter dans les décennies à venir » rappelle en effet le CEA.









