REPORTAGE – Depuis bientôt vingt ans, l’association « Un p’tit vélo dans la tête » recycle les vieux vélos des Grenoblois. Avec un objectif : leur donner une seconde vie. Alors que la Semaine européenne de la réduction des déchets prend fin, retour sur cette initiative originale.

© Un P’tit vélo dans la tête

Les outils sont mis à disposition des adhérents. Chacun s’en occupe avec soin.
© JB Auduc / placegrenet.fr

Ce petit vélo pour enfant sera revendu trois euros.
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C’est avec ce genre d’hybride que les vélorutionnaires vont chercher de gros stocks de vélos un peu partout dans Grenoble.
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L’association ne peut compter que sur les donations et la débrouillardise des bénévoles. « Nous ne recevons aucune aide de la ville », constate en effet Mitchum. « Mais étant sur un créneau porteur, nous n’avons pas besoin d’eux. » Les services techniques de la ville les appellent bien, parfois, pour les avertir de la présence d’une épave sur la voie publique. Mais il s’agit, le plus souvent, d’un simple cadre à récupérer. Et rien, pour l’heure, du côté de la fourrière municipale, où les vélos volés et jamais réclamés s’entassent. Rien ne se perd Lorsque les deux-roues sont en trop mauvais état, les bénévoles se chargent de les désosser. Nicolaï, étudiant sur le campus, vient depuis deux ans à l’atelier. Originaire de Moldavie, il est devenu bénévole et s’occupe aujourd’hui d’une monture rose, dont il va tirer les pièces réutilisables. « Le cadre est à jeter, mais le guidon est bon et les pédales n’ont pas de jeu » estime le jeune homme. Tout est bon à prendre, jusqu’aux billes de roulements qu’il va stocker dans la boîte destinée à cet effet. Victoria, justement, rencontre des problèmes de roulements. Assistée de Gérard, un bénévole, elle s’attaque à une roue récalcitrante : « J’ai entendu un drôle de bruit sur le roulement, alors je suis venue en changer » explique-t-elle. La réparation s’apparente à un puzzle. Toutes les pièces sont là. Ne reste plus qu’à trouver la bonne. Et si d’aventure l’une d’elles manque, « l’éthique de l’association ne voit pas d’objection à l’achat d’une pièce » assure Gérard, un bénévole à la retraite.

Chaque pièce détachée doit être rangée à sa place. Sinon, impossible de travailler.
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