EXCLUSIF – Trois engins de chantier Caterpillar ont été détruits dans un incendie survenu à Saint-Martin-le-Vinoux dans la nuit du 17 au 18 avril 2026. La police privilégie à ce stade la piste criminelle. L’ouverture d’une enquête devrait permettre de déterminer les circonstances de ces faits, alors qu’un communiqué anonyme reçu par Place Gre’net revendiquait une action similaire, sans précision de localisation.
[Article publié le 20 avril 2026 à 13h5à, modifié le 21 avril à 10h37 pour y insérer en encadré les dernières informations communiquées par la DIPN.]
APRÈS LE VISIONNAGE DE VIDÉOS, LA POLICE PRIVILÉGIE LA PISTE CRIMINELLE
Selon la Direction interdépartementale de la police nationale de l’Isère, après le visionnage de vidéos, la piste criminelle est désormais privilégiée par les enquêteurs dans l’incendie qui a détruit trois engins de chantier Caterpillar à Saint-Martin-le-Vinoux. Dans un premier temps, les services de police avaient évoqué un sinistre d’origine accidentelle. À ce stade, aucun lien n’est établi entre cette évolution de l’enquête et le communiqué anonyme revendiquant une action similaire reçu par la rédaction.
Y a-t-il eu un incendie d’engins Caterpillar Inc dans la nuit du 17 au 18 avril 2026 ? Oui, confirmait la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de l’Isère, mais son origine et ses circonstances diffèrent de celles avancées dans une revendication anonyme reçue par Place Gre’net.
Si trois engins de chantier ont fait l’objet d’une destruction par incendie sur un terrain de la SNCF, rue de Brotterode à Saint-Martin-le-Vinoux, selon la DIPN, la piste accidentelle était privilégiée « car le feu aurait pris au niveau de leurs moteurs », avaient alors indiqué les autorités. Ces dernières confirmaient par ailleurs l’ouverture d’une enquête.
Deux jours avant ces confirmations, un communiqué anonyme avait revendiqué l’incendie volontaire de « quatre engins neufs Caterpillar » dans « un entrepôt de stockage », sans aucune autre précision de localisation. Les auteurs inscrivaient cette action dans une critique plus large de l’entreprise, accusée de collaborer avec l’État israélien en fournissant des engins utilisés, selon eux, dans les opérations menées à Gaza et en Cisjordanie.
Le texte s’inscrit explicitement dans le cadre de la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) et appelle à cibler plusieurs entreprises présentes dans la région grenobloise, citées comme participant, selon les auteurs, à une « industrie de guerre ». Il mentionne notamment des actions menées à l’étranger par des groupes militants contre des entreprises du secteur de la défense.
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Une réflexion sur « Incendie d’engins Caterpillar à Saint Martin-le-Vinoux : la piste criminelle désormais privilégiée par les enquêteurs »
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