Le loup “français” est-il encore… un loup ? Non, selon un collectif d’élus et d’éleveurs

sep article



FOCUS – Une étude remet en cause le nombre de loups hybrides, mi-chien mi-loup, en France. À quinze jours du début des négociations du futur plan Loup, les analyses d’un laboratoire allemand, missionné par un collectif d’élus et d’éleveurs, mettent en doute les mesures officielles. Le loup hybride n’étant pas protégé par la Convention de Berne, le collectif réclame qu’il soit sorti des quotas de loups à abattre et que la transparence soit faite sur les analyses officielles.

 

 

Une étude remet en cause le taux de loups hybrides, mi-chien mi-loup, en France. A quelques jours du début des négociations du futur plan Loup.

© Gourdol-Max-ONCFS

Les loups, dont les attaques répé­tées contre les trou­peaux mettent le milieu pas­to­ral à bout de nerfs, sont-ils bien des loups, géné­ti­que­ment par­lant ? Certains éle­veurs et élus en doutent.

 

À quinze jours du début des négo­cia­tions autour du futur plan Loup 2018 – 2023, les anti-loups montent au cré­neau. Et bran­dissent les résul­tats d’une étude réa­li­sée à leur demande par un labo­ra­toire alle­mand indé­pen­dant.

 

Basé à Hambourg, le labo­ra­toire Forgen, spé­cia­lisé dans les ana­lyses médico-légales a, sur les 127 pré­lè­ve­ments réa­li­sés ces six der­niers mois en France, effec­tué vingt ana­lyses géné­tiques com­plètes. L’échantillon est maigre mais suf­fi­sant, estime Yann Souriau, le maire de Chichiliane, pour jeter le doute, voire le dis­cré­dit sur les chiffres offi­ciels.

 

 

« Il n’y a aucun loup pur !  »

 

« Sur ces vingt ana­lyses com­plètes, on trouve vingt loups hybrides », sou­ligne l’é­dile, qui a pris la tête de la fronde en Isère, fati­gué de voir se mul­ti­plier sur sa com­mune les attaques au point d’être sacré pour la seconde année consé­cu­tive pre­mière zone d’at­taque du dépar­te­ment. « Statistiquement, cela veut dire qu’il n’y a que des hybrides. Il n’y a aucun loup pur ! »

 

La ques­tion n’est ni ano­dine, ni inno­cente. Seul le loup gris (canis lupus), qui pré­sente un inté­rêt au titre de la conser­va­tion de la bio­di­ver­sité, est pro­tégé par la Convention de Berne. Les éle­veurs demandent donc que les hybrides soient sous­traits du nombre total de loups qui peuvent être abat­tus. Soit qua­rante dans le cadre de la cam­pagne 2017 – 2018.

[…]
La suite du contenu est réservé aux abon­nés

Connectez vous…

Veuillez vous connec­ter pour accé­der à cette page.
S’inscrire

 

…ou choi­sis­sez votre abon­ne­ment ci-des­sous !

Pays Voironnais, un jour, une activité
commentez lire les commentaires
4846 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.