Présentation d’Allan Brunon – Municipales 2026

Du ring à la politique ? Tel est le parcours d’Allan Brunon qui, en mars 2021, se disait sur le point de rejoindre la compétition internationale de MMA après un an à peine de pratique. Quelques mois plus tard, c’est finalement aux élections départementales que participait le jeune habitant de Villefontaine, sur le canton de l’Isle-d’Abeau.

Avec un score de 35,14 % des suffrages exprimés, le militant La France insoumise a été sèchement battu mais n’a pas renoncé pour autant. En juin 2022, il a été de nouveau candidat, cette fois sur la dixième circonscription de l’Isère, mais n’a pas franchi le premier tour.

Allan Brunon affirme un caractère sans concession et s’attire les critiques. Toujours en 2022, alors collaborateur du député insoumis Gabriel Amard, il avait réagi sans pitié sur Twitter à l’annonce de la mort d’un militant RN de 27 ans à la suite d’un cancer.

« Il retrouvera en enfer ses idoles. Les Léon Gaultier, les Pierre Bousquet et les autres Waffen-SS, fondateurs du FN« , déclarait-il alors. De quoi lui donner sa première exposition nationale. Si le message a, par la suite, été effacé, il demeure dans nombre de mémoires.

« Parachuté » à Grenoble selon certains, Allan Brunon concentre sa campagne sur les quartiers populaires, pourfend « l’islamophobie« , affiche un drapeau palestinien dans son local, reçoit le rappeur Médine… et se met en scène assis sur l’hôtel de Ville de Grenoble, en train de faire le signe de Jul.

Un numéro d’équilibriste qui se retrouve dans sa campagne, où le candidat critique le bilan d’une majorité où figurait en bonne place LFI, et fustige à l’envi une droite qui n’est plus aux affaires depuis… trente ans. Son objectif ? « Conquérir Grenoble« . Quand d’autres s’interrogent sur une possible alliance avec Laurence Ruffin au lendemain du second tour.