L’ARS demande aux établissements de santé de déprogrammer toutes les activités non urgentes

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FIL INFO – Face à l’aggravation de la circulation de la Covid-19 sur le territoire régional, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes demande aux établissements de déprogrammer les activités chirurgicales et interventionnelles non urgentes. Ceci pour « augmenter rapidement les capacités d’accueil en services de réanimation » des établissements de santé.

 

 

« Déprogrammer l’en­semble des acti­vi­tés chi­rur­gi­cales et inter­ven­tion­nelles non urgentes et sans perte de chance avé­rée à court terme pour les patients, ainsi que l’ac­ti­vité de chi­rur­gie ambu­la­toire ». Telle est la consigne que l’Agence régio­nale de santé Auvergne-Rhône-Alpes indique avoir adressé aux éta­blis­se­ments de santé publics et pri­vés de la région. Ceci pour une durée (mini­mum) de deux semaines.

 

Déprogrammation des activités médicales non urgentes.Le taux de positivité à la Covid-19 dépasse les 8 % en Auvergne-Rhône-Alpes © Simon Marseille - Place Gre'net

Le taux de posi­ti­vité à la Covid-19 dépasse les 8 % en Auvergne-Rhône-Alpes. © Simon Marseille – Place Gre’net

 

En cause ? « L’aggravation de la cir­cu­la­tion de la Covid-19 [qui] impacte for­te­ment chaque jour l’offre de soins, tant les ser­vices d’hospitalisation conven­tion­nelle que ceux de réani­ma­tion », explique l’ARS. Mardi 6 avril en Auvergne-Rhône-Alpes, 2231 patients por­teurs de Covid étaient hos­pi­ta­li­sés et 495 en réani­ma­tion. Le taux d’in­ci­dence atteint désor­mais près de 400 cas pour 100 000 habi­tants et le taux de posi­ti­vité dépasse les 8 %.

 

 

« Augmenter rapidement les capacités d’accueil »

 

Les dépar­te­ments les plus tou­chés ? La Loire et le Rhône en pre­mier lieu, note l’ARS. Mais la dégra­da­tion de la situa­tion est éga­le­ment sen­sible en Savoie, dans l’Ain… et en Isère. Sur le ter­ri­toire gre­no­blois, selon les der­niers chiffres du 5 avril, 291 patients Covid sont hos­pi­ta­li­sés, dont 70 en soins cri­tiques. 224 au CHU Grenoble-Alpes, 44 au Groupe hos­pi­ta­lier mutua­liste, 14 à la Clinique de Belledonne et 9 à la Clinique des Cèdres.

 

L'ARS demande aux établissements de santé de déprogrammer les activités chirurgicales et interventionnelles non-urgentes © Centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes

L’ARS demande aux éta­blis­se­ments de santé de dépro­gram­mer les acti­vi­tés chi­rur­gi­cales et inter­ven­tion­nelles non-urgentes © Centre hos­pi­ta­lier uni­ver­si­taire Grenoble-Alpes

 

Les dépro­gram­ma­tions ont pour objec­tif « d’augmenter rapi­de­ment à la fois les capa­ci­tés d’accueil en ser­vice de réani­ma­tion et les capa­ci­tés d’hospitalisation conven­tion­nelle en méde­cine », explique l’ARS. Le CHU Grenoble-Alpes indique tou­te­fois que des dépro­gram­ma­tions pro­gres­sives étaient déjà enga­gées depuis plu­sieurs semaines. Le tout « cor­rélé à l’ouverture de 10 lits de réani­ma­tion sup­plé­men­taires ».

 

La dépro­gram­ma­tion « doit être mise en œuvre de façon col­lé­giale par la com­mu­nauté médi­cale et s’accompagner d’une ana­lyse béné­fice-risques en fonc­tion de la situa­tion du patient », pré­cise encore l’ARS. Qui note qu’elle ne concerne par les acti­vi­tés pédia­triques non dif­fé­rables. Et qu’une « atten­tion par­ti­cu­lière doit être por­tée au main­tien adapté des acti­vi­tés de diag­nos­tic, de chi­rur­gie car­ci­no­lo­gique et de greffe, tout comme au suivi des patho­lo­gies chro­niques ».

 

FM

 

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Commentaires 1
  1. Les Français sont pris en otages par les khmers blancs poli­tiques sur­tout, qu’ils soient à l’ARS ou à l’hô­pi­tal.

    Lorsque l’hô­pi­tal prou­vera qu’il tra­vaille avec le privé, des mil­liers de lits dis­po­nibles, et qu’il met la pres­sion sur l’é­tat et l’ARS afin que des trai­te­ments pré­coces soient sys­té­ma­ti­que­ment pres­crits afin d’é­vi­ter en bonne parti les admis­sions hos­pi­ta­lières, nous croi­rons  qu’a­vec ses cadres l’hô­pi­tal fait ce qu’il faut pour notre santé !

    Idem lorsque l’ARS (donc l’é­tat) ces­sera d’en­tra­ver la méde­cine de ville en refu­sant d’ac­cor­der des ATU comme der­niè­re­ment pour l’i­ver­mec­tine comme pour l’hy­droxy­chlo­ro­quine qui asso­ciée a l’Azithromicyne sauve des vies et désen­gorge les hôpi­taux comme l’i­ver­mec­tine éga­le­ment .

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