“L’Art déconfiné des confinés” : la nouvelle exposition (virtuelle) du Centre du graphisme d’Échirolles

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FIL INFO — Le Centre du graphisme d’Échirolles propose l’exposition « L’Art déconfiné, des confinés », issu d’un appel à participation lancé durant le premier confinement du printemps 2020. Poétiques, politiques, humoristiques, les multiples visions du confinement se révèlent… ironiquement de manière virtuelle, fermeture des lieux culturels oblige.

 

 

« Je peux aller jouer dehors ? Oui, mais dans ta chambre.» En une réplique, sur l’une des œuvres expo­sées par le Centre du gra­phisme d’Échirolles, tout le sur­réa­lisme du confi­ne­ment se fait res­sen­tir. Il prend encore plus d’am­pleur quand une expo­si­tion consa­crée à « l’art décon­finé des confiné(e)s » n’est (encore) acces­sible que vir­tuel­le­ment… les lieux cultu­rels étant tou­jours fer­més pour cause de crise sani­taire.

 

"Développer de nouvelles compétences" avec le confinement. Signé Justine Dupré © Centre du graphisme d'Échirolles - Justine Dupré

« Développer de nou­velles com­pé­tences » avec le confi­ne­ment, par Justine Dupré. © Centre du gra­phisme d’Échirolles – Justine Dupré

 

C’est au cours du pre­mier confi­ne­ment de 2020 que le pro­jet s’est mis en place, au tra­vers d’un appel à par­ti­ci­pa­tion. « Notre objec­tif était de per­mettre à tous de gar­der un lien avec la culture, d’aborder la situa­tion de manière artis­tique, de favo­ri­ser un esprit cri­tique qui condi­tionne une citoyen­neté pleine et active », écrit le Centre du gra­phisme. Mais aussi, ajoute-t-il, d’of­frir à cer­tains l’oc­ca­sion de se dis­traire en une période dif­fi­cile.

 

 

« Se ré-embrasser comme avant ? »

 

Le suc­cès aura été au ren­dez-vous. « Plus d’une cen­taine d’artistes à tra­vers le monde, pro­fes­sion­nel-les ou ama­teur-es ont par­ti­cipé », indique le Centre du gra­phisme. Avec, à la clé, la récep­tion de pas moins de 455 œuvres. Une mul­ti­pli­cité des points de vue, aussi bien sur les plans poli­tiques que sociaux ou cultu­rels. Mais aussi des tech­niques employées, du des­sin à la pho­to­gra­phie en pas­sant par le col­lage ou les outils numé­riques.

 

L'américain Keith Kitz reprend le slogan de John Lennon: "La guerre est finie si vous le voulez". © Keith Kitz

L’américain Keith Kitz reprend le slo­gan de John Lennon : « La guerre est finie si vous le vou­lez ». © Keith Kitz

En res­sort une expo­si­tion qui se veut « la trace, l’empreinte artis­tique, le témoi­gnage d’une situa­tion qui échappe ». Certains mes­sages sont réso­lu­ment reven­di­ca­tifs (« Le peuple compte ses morts, l’État compte ses sous »), d’autres volon­tiers humo­ris­tiques, empreints de poé­sie… ou des inquié­tudes sourdes que cha­cun porte en soi. « Est-ce qu’on pourra se ré-embras­ser comme avant ? », s’in­ter­roge ainsi une artiste.

 

Est-ce que l’on pourra re-visi­ter des musées, aussi comme avant ? Faute de pou­voir ouvrir ses portes, le Centre du gra­phisme pro­pose l’ex­po­si­tion en visite vir­tuelle jus­qu’au 31 mars. Des pho­to­gra­phies des œuvres expo­sées, ainsi qu’une vidéo de pré­sen­ta­tion, sont d’ores et déjà acces­sibles. En atten­dant, dès le 5 mars, une visite com­men­tée en ligne. Ainsi qu’un kit péda­go­gique à l’in­ten­tion des ensei­gnants.

 

L’exposition vir­tuelle pourra éga­le­ment se retrou­ver sur les comptes Facebook et Instagram du Centre du gra­phisme. Qui pro­met des vidéos d’ar­tistes, des jeux et des ani­ma­tions régu­liers, pour mieux faire vivre une expo­si­tion… aussi confi­née que décon­fi­née.

 

Florent Mathieu

 

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