Mort de Victorine : ouver­ture d’une infor­ma­tion judi­ciaire contre X pour enlè­ve­ment, séques­tra­tion et meurtre

Mort de Victorine : ouver­ture d’une infor­ma­tion judi­ciaire contre X pour enlè­ve­ment, séques­tra­tion et meurtre

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EN BREF - Ce lundi 5 octobre 2020, Éric Vaillant, procureur de la République de Grenoble, a fait le point sur l'enquête concernant le décès de Victorine Dartois. Le parquet de Grenoble vient d'ouvrir une information judiciaire contre X pour « enlèvement, séquestration et meurtre ». Par ailleurs, une cellule d'enquête est en place pour résoudre cette affaire, désormais confiée à trois juges d'instruction.

 

 

Meurtre de Victorine : une information judiciaire ouverte.Première conférence de presse sur l'affaire du meurtre de Victorine. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Première conférence de presse sur l'affaire du meurtre de Victorine. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Ce lundi 5 octobre 2020, Éric Vaillant, procureur de la République de Grenoble, et Boris Duffau, procureur adjoint, ont fait le point sur la poursuite des investigations dans l'enquête relative au décès par noyade de Victorine Dartois. Et ont annoncé l'ouverture, ce même jour par le parquet de Grenoble, d'une information judiciaire contre X pour « enlèvement, séquestration et meurtre ».

 

Victorine, étudiante de 18 ans, avait trouvé la mort le 26 septembre 2020 alors qu'elle rentrait chez elle à pied après un après-midi passé avec des amis. Moins de quarante-huit heures plus tard, on retrouvait son corps dans un ruisseau sur la commune de Roche jouxtant Villefontaine.

 

 

Deux procureurs, trois juges d'instruction et une cellule dédiée

 

En sus des deux procureurs en charge du dossier, les investigations supervisées par pas moins de trois juges d'instruction sont du ressort d'une cellule dédiée nommée HomRoche1Hom pour "homicide", "Roche" étant le nom de la commune où s'est déroulé le drame. composée de dix enquêteurs. Ces derniers provenant de la section de recherches de Grenoble commandée par le colonel Philippe James et du groupement de gendarmerie de l'Isère.

 

Retour en images sur les principales séquences de cette conférence de presse consacrée à une affaire « grave et complexe », selon les termes de Boris Duffau. Et pour laquelle les autorités ont décidé d'employer les grands moyens, tant sur le plan financier qu'en matière de ressources humaines.

 

« Nous ne pouvons pas donner plus de détails » sur la mort de Victorine

 

Si les enquêteurs ont relevé des éléments ADN sur la scène de crime, « à ce stade de l'enquête, je ne peux pas vous donner plus de précisions », a déclaré Éric Vaillant. « Nous sommes obligés de garder secrètes ces investigations pour garantir de bons résultats. » Quant à l'autopsie, le procureur en reste à son dernier communiqué : « Nous ne pouvons pas donner plus de détails. »

 

De gauche à droite : Éric Vaillant, procureur dela République et Philippe James, Commandant de la section de recherches de Grenoble. © Joël Kermabon - Place Gre'net

De gauche à droite : Éric Vaillant, procureur de la République, et Philippe James, commandant de la section de recherches de Grenoble. © Joël Kermabon - Place Gre'net

L'occasion pour lui de préciser que la dépouille de Victorine va être rendue à sa famille. « L'enterrement va pouvoir avoir lieu dans les prochains jours », a-t-il assuré. Avant de revenir sur la qualification pénale, notamment sur les faits d'enlèvement et de séquestration.

 

« Il s'agit de savoir ce qui s'est passé entre le moment où la disparition est déclarée et celui où l'on retrouve le cadavre de la victime », explique Éric Vaillant.  Des pistes ? Pas plus de commentaires de la part du procureur,

 

Toujours est-il qu'à ce jour l'enquête n'a donné lieu à aucune interpellation. Le ou les meurtriers cour(en)t donc toujours. Qu'a-t-on entrepris pour rassurer la population et palier un nouvel acte meurtrier ? « Dans l'attente de la progression de l'enquête, la gendarmerie a décidé de moyens supplémentaires pour doubler les patrouilles dans le secteur de Villefontaine », assure le directeur général de la gendarmerie de l'Isère.

 

Joël Kermabon

 

 

1 Hom pour "homicide", "Roche" étant le nom de la commune où s'est déroulé le drame

 

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