Fête de la Science : une édition particulière consacrée à la relation homme-nature

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FOCUS – La Fête de la Science en Isère se déroule du 2 au 12 octobre dans dix-sept communes de la région. Pour cette 29e édition, la Casemate a choisi de s’intéresser à la relation homme-nature. Un sujet bien ancré dans l’actualité épidémique et climatique qui sera exploré à travers un programme innovant.

 

 

Affiche officielle Fête de la Science 2020 © La Région Auvergne-Rhône-Alpes

Affiche offi­cielle Fête de la Science 2020 © La Région Auvergne-Rhône-Alpes

« Quelle rela­tion entre l’homme et la nature ? » : la 29e édi­tion de la Fête de la Science en Isère ten­tera d’apporter des réponses à cette ques­tion, qui entre en réso­nance avec les contextes épi­dé­miques et cli­ma­tiques. Ce ren­dez-vous orga­nisé par la Casemate, en par­te­na­riat avec les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, est devenu un incon­tour­nable pour se mettre au fait de l’actualité des sciences et tech­niques.

 

Cette année, « une cin­quante d’événements sont pré­vus dans le dépar­te­ment, sur les­quels trente por­teurs de pro­jets tra­vaillent depuis le mois de mars pour pro­po­ser un évé­ne­ment de qua­lité, rap­pelle Jeany Jean-Baptise, direc­trice de la Casemate. « Y par­ti­cipent, entre autres, des ins­ti­tuts de recherches, des por­teurs de pro­jets, des média­teurs, des étu­diants, des biblio­thèques et média­thèques, des asso­cia­tions, des MJC mais encore des col­lec­ti­vi­tés locales. »

 

 

La Fête de la Science s’adapte à la progression du virus

 

Eureka ! En cette année par­ti­cu­lière, les orga­ni­sa­teurs ont fina­le­ment trouvé une solu­tion. Ils ont décidé d’articuler les acti­vi­tés entre pré­sence phy­sique et à dis­tance. Sur les cin­quante évé­ne­ments pré­vus, treize auront ainsi lieu en ligne via le réseau social Echosciences Grenoble, une poi­gnée sera « hybride » et les autres se dérou­le­ront dans divers centres cultu­rels et scien­ti­fiques. Malgré tout, les orga­ni­sa­teurs insistent sur le res­pect des mesures sani­taires. À savoir, « le port du masque en plus de la dés­in­fec­tion des mains à l’aide de gel hydro­al­coo­lique ».

 

Le pro­gramme ? En plus des spec­tacles, expo­si­tions, confé­rences et ate­liers scien­ti­fiques, les orga­ni­sa­teurs expé­ri­mentent des for­mats inédits. À l’image des cher­cheurs de l’Université Grenoble-Alpes qui racon­te­ront les cou­lisses de la recherche via des sto­ries Instagram. Et d’autres, comme Simon Chupin, à retrou­ver sur Twitch pour par­ler sciences autour d’une par­tie de jeu vidéo ! Mais ce n’est pas tout : pen­dant que quelques visi­teurs tirés au sort réa­li­se­ront des expé­riences dans les labo­ra­toires du CNRS, les autres par­ti­ci­pe­ront à l’escape game « Recherche à risque » pour une immer­sion sen­so­rielle et didac­tique dans l’univers de la Science.

 

 

Une Fête de la Science non réservée aux scientifiques

 

Les élus sont una­nimes, la Fête de la Science contri­bue aussi à la démys­ti­fier et à la démo­cra­ti­ser. Plus qu’un simple évé­ne­ment cultu­rel, « nous avons le devoir d’y par­ti­ci­per », affirme la direc­trice de la Casemate.

 

Patrice Senn, vice-président de la Casemate prend la parole © Simon Marseille - Place Gre'net

Patrice Senn, vice-pré­sident de la Casemate. © Simon Marseille – Place Gre’net

« La science ne concerne pas seule­ment les scien­ti­fiques », abonde Alexandre Winkler, cor­res­pon­dant aca­dé­mique pour les sciences et tech­niques. « Il ne s’agit pas d’un simple pro­jet aca­dé­mique, pré­cise-t-il. Il est aussi anthro­po­lo­gique car il vise à for­mer un citoyen éclairé et conscient de ce que la science lui apporte. »

 

Certains inter­ve­nants vont même plus loin en assu­rant que l’événement par­ti­cipe à lut­ter contre « l’obscurantisme et la dés­in­for­ma­tion scien­ti­fique » dans ce contexte par­ti­cu­lier. Patrice Senn, vice-pré­sident de la Casemate, insiste ainsi sur la néces­sité de « déve­lop­per des esprits cri­tiques immu­ni­sés contre les fausses infor­ma­tions et les idées reçues ».

 

De son côté, Gaël Lancelot, repré­sen­tant du pré­fet de l’Isère, évoque les citoyens qui refusent de por­ter leurs masques dans le contexte épi­dé­mique que nous connais­sons. « Ils oublient qu’ils mettent en dan­ger tout le monde, affirme-t-il. Renoncer à la science, c’est en quelque sorte s’éloigner des fon­da­men­taux de notre société. »

 

 

Une thématique qui résonne avec les enjeux écologiques de la région

 

Élus et orga­ni­sa­teurs ne manquent en outre pas de sou­li­gner leur volonté d’inscrire cette édi­tion au cœur des enjeux envi­ron­ne­men­taux. Face à eux, Pascal Mailhos, pré­fet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, assure qu’il ne faut céder « ni au fata­lisme, ni à la rési­gna­tion » puisque, selon lui, « le pou­voir de la connais­sance » peut récon­ci­lier l’homme et la nature « en inven­tant de nou­veaux équi­libres ».

 

Enfin, Barbara Schumann, conseillère muni­ci­pale délé­guée aux uni­ver­si­tés, rap­pelle que le thème de cette année fait lar­ge­ment écho à l’ambition de Grenoble à deve­nir l’ambassadrice euro­péenne de la tran­si­tion éco­lo­gique. Le 8 octobre, Éric Piolle doit en effet sou­te­nir son plan d’action devant le jury de la Commission euro­péenne pour que la Ville obtienne le titre de « Capitale verte ». Elle croise les doigts…

 

Simon Marseille

 

 

 

Exposition du photographe indépendant Etienne Maury © Simon Marseille - Place Gre'net

Exposition du pho­to­graphe indé­pen­dant Etienne Maury. © Simon Marseille – Place Gre’net

Les orga­ni­sa­teurs et par­te­naires saluent l’exposition Anthropocène Alpin du pho­to­graphe indé­pen­dant Etienne Maury.

 

Des pho­tos qui nous invitent à voya­ger à tra­vers le gran­diose pay­sage alpin com­posé de forêts, d’alpages, de som­mets ennei­gés, de lacs d’altitude et de pay­sages bru­meux. Mais qui pointent aussi du doigt la trace indé­lé­bile de l’activité humaine, par­fois har­mo­nieuse, mais sou­vent per­ni­cieuse.

 

►  Ses œuvres sont consul­tables à la Plateforme jusqu’au 21 novembre 2020. L’entrée est libre et gra­tuite du mer­credi au samedi, de 13 heures à 19 heures.

 

MC2 - La morsure de l
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