« Saint-Laurent d’hier à aujourd’hui » : un voyage à travers le temps proposé par le musée archéologique de Grenoble

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FOCUS – Le musée archéologique de Grenoble propose jusqu’au 20 septembre 2020 une exposition sur l’évolution du quartier Saint-Laurent. Intitulée « Saint-Laurent, d’hier à aujourd’hui », cette rétrospective d’images avant-après met en avant les mutations sociales et architecturales de ce faubourg fondé au XIIIe siècle, emblématique de Grenoble.

 

 

Lætitia Vendittelli présente l'exposition sur Saint-Laurent à Patrick Curtaud. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Lætitia Vendittelli pré­sen­tant l’ex­po­si­tion sur le quar­tier Saint-Laurent à Patrick Curtaud. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Cette expo­si­tion c’est un clin d’œil sur l’his­toire du quar­tier Saint-Laurent. Une façon de voir son évo­lu­tion, ses trans­for­ma­tions au fil du temps », explique Lætitia Vendittelli.

 

Chargée de l’ac­tion cultu­relle au musée archéo­lo­gique Saint-Laurent, cette der­nière ne tarit pas de mots pour décrire l’ex­po­si­tion inti­tu­lée « Saint-Laurent, d’hier à aujourd’­hui ».

 

En l’oc­cur­rence, une rétros­pec­tive pro­po­sée du 16 juillet au 20 sep­tembre 2020 dans le jar­din de l’ancienne église parois­siale. Le prin­cipe de ce « voyage sin­gu­lier à tra­vers le temps » ? Une suite de pan­neaux exploi­tant le jeu “avant-après” de cli­chés datant de la fin du XIXe siècle et du XXIe siècle. De quoi com­pa­rer les bâtis anciens et modernes de ce fau­bourg emblé­ma­tique de Grenoble fondé au XIIIe siècle.

 

« Je ne suis pas d’ac­cord quand on dit qu’à Grenoble il n’y a rien à voir. Cette expo­si­tion invite les Grenoblois à regar­der leur ville avec de nou­veaux yeux », résume Lætitia Vendittelli.

 

 

De la naissance du faubourg à l’arrivée de familles italiennes

 

« On s’est ins­tal­lés ici depuis le IVe siècle et le site a vécu des évo­lu­tions constantes », rap­pelle Lætitia Vendittelli. De fait, de la nais­sance du fau­bourg à l’ar­ri­vée de familles ori­gi­naires d’Italie, le quar­tier a connu bien des trans­for­ma­tions. Et si cer­tains endroits du quar­tier semblent figés dans le temps, d’autres ont vu leur confi­gu­ra­tion archi­tec­tu­rale bou­le­ver­sée au fil du temps et des muta­tions.

 

 

Aussi, était-il inté­res­sant de « cher­cher la cor­res­pon­dance d’endroits anciens à par­tir de pho­tos avec le bâti d’aujourd’hui », consi­dère Patrick Curtaud, le vice-pré­sident du Département chargé de la culture. « Cette expo­si­tion per­met­tra aux Isérois et aux habi­tants du quar­tier de s’approprier [son] pay­sage archi­tec­tu­ral et [son] his­toire », se prend-il à espé­rer. « Les gens n’ont pas tou­jours conscience de ce qu’ils ont autour d’eux. Il est impor­tant de les aider à mieux connaître l’en­droit où ils habitent », ajoute le vice-pré­sident.

 

Des photos anciennes et contemporaines du quartier Saint-Laurent pour jouer sur l'avant et l'après. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Des pho­tos anciennes et contem­po­raines du quar­tier Saint-Laurent pour jouer sur l’a­vant et l’a­près. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Lætitia Vendittelli, est tout aussi enthou­siaste pour invi­ter les plus jeunes à décou­vrir l’ex­po­si­tion. « J’ai dit aux enfants du quar­tier, “vous allez voir, vous allez décou­vrir des coins qui ne res­semblent plus à ce qu’ils étaient autre­fois” », relate-t-elle.

 

Un exemple ? Celui de la place de la Cymaise, tota­le­ment bou­le­ver­sée en 1974, où trône la fameuse fon­taine du Lion du sculp­teur gre­no­blois Pierre-Victor Sappey,

 

 

Les réseaux sociaux mis à contribution pour découvrir le quartier Saint-Laurent

 

Mais ce n’est pas tout. L’exposition se pro­longe et se par­tage éga­le­ment sur les réseaux sociaux, notam­ment sur Facebook et Instagram. « Chaque semaine, je poste une photo ancienne du quar­tier. À charge pour les inter­nautes de pho­to­gra­phier ce à quoi res­semble ce lieu aujourd’­hui et de le par­ta­ger », explique Lætitia Vendittelli.

 

Des anciennes photos du quartier Saint-Laurent postées sur Facebook et Instagram. © Musée Dauphinois

D’anciennes pho­tos du quar­tier Saint-Laurent pos­tées sur Facebook et Instagram. © Musée Dauphinois

En com­plé­ment, le musée archéo­lo­gique Saint-Laurent a créé un livret-jeu pour les familles et tout par­ti­cu­liè­re­ment le jeune public. L’objectif ? Les invi­ter à décou­vrir le quar­tier au cours d’une balade depuis le musée jus­qu’aux deux extré­mi­tés de la rue Saint-Laurent.

 

Alors, à vos appa­reils photo ou vos smart­phones pour pos­ter vos images sur les réseaux sociaux.

 

Quant à l’ex­po­si­tion, le musée est ouvert tous les jours de la semaine, sauf le mardi, de 10 heures à 18 heures. Et n’ou­bliez pas ! Le port du masque est obli­ga­toire dans l’en­ceinte de l’ancienne église parois­siale.

 

Joël Kermabon

 

 

LES MUSÉES DÉPARTEMENTAUX ONT BIEN SUPPORTÉ LA CRISE SANITAIRE

 

Comment les musées dépar­te­men­taux, dont fait par­tie le musée archéo­lo­gique, ont-ils tra­versé cette période de crise sani­taire du coro­na­vi­rus ? « En Isère, nous avons rapi­de­ment mis en place l’ou­ver­ture de nos col­lec­tions en numé­rique, ce qui nous a per­mis d’en­re­gis­trer un grand nombre de connexions », rap­pelle Patrick Curtaud.

 

Lætitia Vendittelli présente l'exposition sur Saint-Laurent à Patrick Curtaud. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Lætitia Vendittelli et Patrick Curtaud. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Une manière pour ces visi­teurs vir­tuels de se rendre compte de la richesse des dif­fé­rentes col­lec­tions dépar­te­men­tales.

 

Ensuite, lors du décon­fi­ne­ment,  pour­suit le vice-pré­sident, « tout ce qu’ils ont pu voir sur leurs écrans, ils ont sou­haité le voir en pré­sen­tiel et comme tou­jours pour nos musées, gra­tui­te­ment ». Patrick Curtaud se féli­cite ainsi d’une « fré­quen­ta­tion impor­tante », cer­tains musée ayant même, sou­ligne-t-il, « explosé les comp­teurs ».

 

Quid du tou­risme qui, s’il com­mence à se réveiller un peu, reste fra­gile du fait de la crise sani­taire ? Patrick Curtaud ne déses­père pas de voir la repré­sen­ta­tion tou­ris­tique étran­gère à nou­veau affluer dans les musées dépar­te­men­taux.

 

 

 

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