Multiplication d’attaques de chiens dangereux à Échirolles : la Ville intente une action en justice

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EN BREF – Voilà déjà plusieurs mois qu’une meute de chiens dangereux appartenant à un même homme multiplie les attaques et les divagations dans le quartier du Mas Fleuri à Échirolles. Avec, pour conséquences, des chiens blessés voire mutilés et des propriétaires sous le choc. Plusieurs plaintes ont d’ores et déjà été déposées. Le 8 juin 2020, le maire de la ville, Renzo Sulli, a décidé d’engager des poursuites. Une réaction bien trop tardive au goût de certains.

 

 

Ci-dessus des images de Malbo, victime d'une attaque de chiens violents dans le quartier du Mas Fleuri à Echirolles © Robert Sirvent

Ci-des­sus des images de Malbo, vic­time d’une attaque de chiens vio­lents le 30 avril 2020 dans le quar­tier du Mas Fleuri à Échirolles. © Robert Sirvent

 

Promener son chien en toute séré­nité. Voilà à quoi aspirent nombre d’ha­bi­tants du quar­tier du Mas Fleuri à Échirolles. Ils subissent depuis plu­sieurs mois de mul­tiples attaques de chiens vio­lents. À l’o­ri­gine de ces méfaits, un homme habi­tant le quar­tier et pro­prié­taire d’une « meute de chiens dan­ge­reux ».

 

Un des rive­rains, Robert Sirvent, a vu son chien se faire atta­quer très vio­lem­ment le 30 avril der­nier. Il a alors iden­ti­fié au moins « quatre chiens, tous de type molosse » affirme-t-il. Amené aux urgences vété­ri­naires dans un état grave, son chien s’en est sorti mal­gré une « per­fo­ra­tion de la cage tho­ra­cique ». Un cas mal­heu­reu­se­ment pas isolé. Menant son « enquête per­son­nelle », Robert a recensé plu­sieurs attaques depuis le début de l’an­née 2020.

 

 

Des plaintes refusées pour attaques de chiens à Échirolles

 

[…]
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Commentaires 4
  1. Un ani­mal pré­sen­tant un dan­ger (in Gazette des com­munes)

    « Selon l’article L211-11 du CRPM, « si un ani­mal est sus­cep­tible, compte tenu des moda­li­tés de sa garde, de pré­sen­ter un dan­ger pour les per­sonnes ou les ani­maux domes­tiques, le maire ou, à défaut, le pré­fet peut pres­crire à son pro­prié­taire ou à son déten­teur de prendre des mesures de nature à pré­ve­nir le dan­ger ». Il peut, à ce titre, à la suite de l’évaluation com­por­te­men­tale d’un chien réa­li­sée en appli­ca­tion de l’article L. 211−14−1, impo­ser à son pro­prié­taire ou à son déten­teur de suivre une for­ma­tion.

    Dans l’hypothèse où le chien mord un autre ani­mal, on peut argu­men­ter et défi­nir le chien comme pré­sen­tant un dan­ger pour les per­sonnes ou les autres ani­maux domes­tiques. Ainsi, si le maire en a connais­sance, il peut exi­ger que des mesures soient prises afin d’éviter un nou­veau dan­ger. Afin de pou­voir iden­ti­fier la dan­ge­ro­sité du chien, il peut le sou­mettre à une éva­lua­tion com­por­te­men­tale, au titre de cet article L211-11 du CRPM.

    Donc si ani­mal pré­sen­tant un dan­ger (y com­pris mor­sure d’un ani­mal) : mesures pou­vant être prises (+ si l’animal est un chien : éva­lua­tion com­por­te­men­tale pos­sible + for­ma­tion pou­vant être impo­sée).

    L’article L211-11 in fine pré­cise « qu’en cas d’inexécution, par le pro­prié­taire ou le déten­teur de l’animal, des mesures pres­crites, le maire peut, par arrêté, pla­cer l’animal dans un lieu de dépôt adapté à l’accueil et à la garde de celui-ci ». Le pro­prié­taire ou le déten­teur de l’animal est invité à pré­sen­ter ses obser­va­tions avant la mise en œuvre de cette mesure. Mais en cas de dan­ger grave et immé­diat pour les per­sonnes ou les ani­maux domes­tiques, le maire ou à défaut le pré­fet peut ordon­ner par arrêté que l’animal soit placé dans un lieu de dépôt adapté à la garde de celui-ci et, le cas échéant, faire pro­cé­der à son eutha­na­sie. »

    Pour la rue André Rivoire, la Mairie est au cou­rant, la police muni­ci­pale aussi… De nom­breux chiens mor­dus, une per­sonne âgée bles­sée… Et NADA !

    Échirolles, Grenoble, c’est pareil.

    La ville de Grenoble a une édu­ca­trice canine nou­vel­le­ment recru­tée. Ca serait de son res­sort de s’oc­cu­per de se type de pro­blème qui concerne l’a­ni­mal en ville. Son pré­dé­ces­seur, qui a créé le ser­vice et offi­cié durant une quin­zaine d’an­nées à la ville, inter­ve­nait, lui, dans ce type de situa­tion. Il faut dire que c’é­tait son métier avant d’être recruté, qu’il avait de l’ex­pé­rience, qu’il était reconnu, donc qu’il était en capa­cité d’in­ter­ve­nir.
    Aujourd’hui à bobos­land, pour s’oc­cu­per des chiens on recrute une spé­cia­liste des chats, oeu­vrant dans la filière admi­nis­tra­tive comme agent, qui une fois en poste se forme à l’é­du­ca­tion canine et devient même com­por­te­men­ta­liste. Tout ça sur le dos des contri­buables, qui payent la for­ma­tion et qui sont durant ce temps privé de ses ser­vices, puis­qu’elle est en for­ma­tion. Alors quid ?
    Plus le titre ronfle plus il est creux. Il semble évident que pour ce genre de situa­tion elle n’est pas prête d’in­ter­ve­nir, d’au­tant plus que dans ce cas l’é­du­ca­tion posi­tive n’est plus de mise (soit dit en pas­sant avec cette nou­velle appel­la­tion bidon, comme si l’é­du­ca­tion canine avant était néga­tive. Comme si avant les bons com­por­te­ments n’é­taient pas encou­ra­gés, on par­lait de ren­for­ce­ment posi­tif).

    Conclusion : sale temps pour les chiens socia­li­sés et leurs maîtres res­pec­tueux, le comble dans une ville écolo qui se veut un modèle et à l’a­vant garde, et dont la can­di­da­ture du maire sor­tant est sou­tenu par le parti ani­ma­liste.
    Espaces-chiens sales, espaces de liberté trop petits, sales, non entre­te­nus qui ne res­semblent à rien, dis­tri­bu­teurs de sacs à crottes tou­jours vides, espaces verts non entre­te­nus, plein de tiques et d’é­pillets dan­ge­reux pour les chats et les chiens.
    Il est loin le temps où Grenoble obte­nait le prix 30 mil­lions d’a­mis, grâce au tra­vail fourni par son édu­ca­teur canin.

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  2. C’est exac­te­ment pareil à Grenoble et le maire ne fait rien ! Rue André rivoir, il y a une per­sonne qui a un mali­nois sans laisse et sans muse­lière, qui a atta­qué de nom­breux autres chiens et mordu des per­sonnes. Le pire c’est que cette per­sonne habite à côté d’une gar­de­rie, c’est une vraie folie. Je suis pas­sée la der­nière fois et le chien était gardé par un enfant de 10 ans seul, c’est une recette pour la catas­trophe, il faut inter­ve­nir au plus vite.

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  3. La mai­rie et encore moins le maire ne peut dépo­ser une plainte que si le par­ti­cu­lier subis­sant ce genre de choses dépose lui même plainte com­plé­tez votre article cor­rec­te­ment en pré­ci­sant les pos­si­bi­li­tés juri­diques, les tenants et abou­tis­sants

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    • MB

      24/06/2020
      15:53

      L’article ne dit pas le contraire. « Un dépôt de plainte « offi­cia­lisé auprès de la police natio­nale m’a per­mis de mobi­li­ser mes pou­voirs de police », affirme le maire d’Échirolles, Renzo Sulli. Quant à Thierry Labelle, il explique que ce der­nier « n’a pas besoin de plainte pour agir » et est tenu « d’in­for­mer sans délai le pro­cu­reur des crimes et délits dont il a connais­sance ». Il ne parle pas de plainte du maire pour ce qui le concerne mais d’ac­tion et d’in­for­ma­tion. Cela étant dit, vous pou­vez tout à fait ajou­ter des pré­ci­sions juri­diques si cela vous paraît utile.

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