Métro et bailleurs sociaux appellent l’État à soutenir le logement social face à la crise sanitaire et économique

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EN BREF — Dans un courrier commun adressé au ministre du Logement et de la Ville Julien Denormandie, les présidents de la Métropole de Grenoble et de l’association des bailleurs sociaux de l’Isère Absise demandent au gouvernement un soutien au logement social. Et ceci en direction des locataires autant que des bailleurs, tous deux touchés par la crise sanitaire et économique. 

 

 

La Métropole de Grenoble et l’as­so­cia­tion des bailleurs sociaux de l’Isère Absise inter­pellent Julien Denormandie, ministre du Logement et de la Ville. Pour Christophe Ferrari, pré­sident de la Métro, et Didier Monnot, pré­sident d’Absise, l’État doit prendre des mesures d’aide au loge­ment social et à ses loca­taires. En matière d’al­lo­ca­tions pour les loca­taires comme de sou­tien à la construc­tion et la réno­va­tion.

 

De gauche à droite : Christophe Ferrari, Christine Garnier (Métro) et Didier Monnot (Absise) © Florent Mathieu - Place Gre'net

De gauche à droite : Christophe Ferrari, Christine Garnier (Métro) et Didier Monnot (Absise) © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Une néces­sité à leurs yeux, alors que la crise sani­taire fra­gi­lise tant les loca­taires que les opé­ra­teurs du loge­ment social. Absise signale ainsi 1 700 nou­veaux loca­taires en situa­tion d’im­payés depuis le mois de mars, soit une hausse de 17 %… et un mon­tant d’im­payés de 1,8 mil­lion d’eu­ros. À cela s’a­joutent les normes sani­taires, qui occa­sionnent des coûts sup­plé­men­taires et des allon­ge­ments de délais pour les chan­tiers des bailleurs sociaux.

 

 

La Métro vante ses propres mesures

 

La Métro n’ou­blie pas de mettre en avant ses propres mesures en matière de loge­ment social, non sans van­ter leur carac­tère « volon­ta­riste ». À com­men­cer par une par­ti­ci­pa­tion finan­cière excep­tion­nelle au FSL (fonds de soli­da­rité pour les loge­ments), géré par le Département de l’Isère. Ainsi qu’un dou­ble­ment de la prime, soit 8 000 euros, accor­dée aux pro­prié­taires qui acceptent de louer leur loge­ment à très bas loyer dans le cadre du dis­po­si­tif « Louez facile ».

 

Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble © Raphaëlle Denis - Place Gre'net

Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole de Grenoble © Raphaëlle Denis – Place Gre’net

 

« La Métropole tra­vaille éga­le­ment à ren­for­cer les aides dans le cadre de son dis­po­si­tif de sou­tien à la réno­va­tion ther­mique, dit “Mur/mur », indique la Métro. Au pro­gramme ? « Revoir à la hausse ses aides pour la réha­bi­li­ta­tion des copro­prié­tés, mais aussi créer une aide en faveur des ménages sou­hai­tant enga­ger une réno­va­tion de leur mai­son indi­vi­duelle ».

 

Grenoble-Alpes Métropole évoque encore « une refonte d’ensemble du dis­po­si­tif métro­po­li­tain d’aides à la construc­tion de loge­ments loca­tifs sociaux », dans le but d’aug­men­ter la pro­duc­tion de loge­ments très sociaux. Enfin, un numéro vert devrait pro­chai­ne­ment voir le jour « pour orien­ter les loca­taires en dif­fi­culté vers les inter­lo­cu­teurs appro­priés », qu’il s’a­gisse des bailleurs sociaux, des CCAS, ou encore des asso­cia­tions.

 

 

Des soutiens financiers demandés à l’État pour les bailleurs sociaux

 

Quelles demandes auprès de l’État ? La Métropole comme l’Absise attendent des enga­ge­ments finan­ciers : une par­ti­ci­pa­tion au FSL, mais aussi une reva­lo­ri­sa­tion des APL et une hausse de leurs pla­fonds d’attribution. Juste retour des choses : les bailleurs sociaux de l’Isère ont com­battu avec vigueur la baisse des APL déci­dées en 2017. Une baisse non réper­cu­tée sur leurs loca­taires, avec une fort manque à gagner à la clé.

 

Stéphane Duport-Rosand, Patricia Dudonné, Isabelle Rueff, et Didier Monnot lors des Assises des bailleurs sociaux en Isère © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Stéphane Duport-Rosand, Patricia Dudonné, Isabelle Rueff, et Didier Monnot lors des Assises des bailleurs sociaux en Isère. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Pour Christophe Ferrari et Didier Monnot, le gou­ver­ne­ment doit d’ailleurs éga­le­ment réta­blir la TVA à 5,5 % (contre 10 % à l’heure actuelle) pour les tra­vaux de main­te­nance, de construc­tion et de réha­bi­li­ta­tion des loge­ments sociaux. Autrement dit, des tra­vaux « qui relèvent incon­tes­ta­ble­ment de la pre­mière néces­sité », écrivent-ils au ministre.

 

Enfin, Métro et Absise plaident pour « un plan natio­nal de sou­tien mas­sif à l’habitat », qu’il soit public ou privé. Ainsi que des mesures de sou­tien en direc­tion des ménages en dif­fi­cul­tés, « tout en sécu­ri­sant finan­ciè­re­ment les orga­nismes ». Ou encore une « mise à dis­po­si­tion gra­tuite, ou à des condi­tions attrac­tives, de ter­rains appar­te­nant à l’État pour faci­li­ter les opé­ra­tions de construc­tion de loge­ments sociaux ».

 

Florent Mathieu

 

MC2 - La morsure de l
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Commentaires 7
  1. Le pré­sident d Actis est M. Piolle ce qui de noto­riété public, quel est le rap­port avec la hausse des impayés, la sup­pres­sion de la tva à taux réduit et la baisse des Apl déci­dée de manière uni­la­té­rale par le gou­ver­ne­ment aux détri­ments de tous les bailleurs sociaux ?
    Encore un post men­son­ger qui montre en plus que vous ne connais­sez rien au sujet.

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  3. la pau­pé­ri­sa­tion de la popu­la­tion c’est le fond de com­merce des gau­chistes. Celui qui aime la France rêve de voir la dis­pa­ri­tion des loge­ments sociaux. La méri­to­cra­tie, cha­cun bosse et cha­cun paie pour ce qu’il consomme, sans la baguette à deux prix. Mais dans cette France, il n’aura plus de place pour les MM Ferrari, Piolle et leur bande des pseudo écolo

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  4. Mrs Garnier nous avons tra­vaillé dans une des entre­prises les plus poluantes de la région cela ne vous a pas empê­ché d’etre elu sur une liste EELV.….ne rien connaitre aux pro­blèmes de l’ha­bi­tat sociaux ne vous empêche pas d’en etre une des res­pon­sables depuis plu­sieurs années.

    Voilà ce que nous écri­vions déjà à l’é­poque :

    Des mil­lions d’euros ont été « ver­sés » et le seront encore dans les ter­ri­toires : pour quel résul­tat ? L’avenir de nos enfants est lar­ge­ment com­pro­mis, il est temps pour ces par­tis poli­tiques de chan­ger de matrice idéo­lo­gique. …

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  5. Bonjour
    Par contre pas un mot sur la ges­tion finan­cière plus que catas­tro­phique. .…mais aussi l’in­com­pé­tence de res­pon­sables qui découvrent le sujet.…une vraie honte.
    Une parc immo­bi­lier qui bien avant le covid-19 bat­tait de l’aile.
    Le covid 19 a bon dos.….
    J’avais pre­venu Mrs Garnier bien avant sa prise de poste que l’in­com­pé­tence etait le pro­blème numero un .
    Je vois que les choses se sont dégra­dées depuis.
    Se faire elire quand on ne connait rien est pos­sible. …amé­lio­rer la vie des habi­tants sans com­pé­tences cela est plus dif­fi­cile. .…

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  6. MM Ferrari et Piolle ont bourré la ville de HLM, de cas sociaux et de migrants !
    Et sans leur créer d’emplois.
    Qu’ils assument leurs déci­sions.

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    • ils assument très bien leurs déci­sions : les migrants et les cas sociaux, c’est leur élec­to­rat. Ils ne sont pas si con que ça, ces MM Ferrari et Piolle

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