Angoisse, envies suicidaires… Des thérapeutes grenobloises témoignent des effets du confinement

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ENQUÊTE – Quels impacts psychologiques, voire psychiatriques, ont la crise sanitaire et le confinement ? Alors que des premières mesures de déconfinement sont (toujours) prévues pour le 11 mai, des praticiens grenoblois témoignent en se basant sur leurs patientèles respectives.

 

 

Si le déconfinement devrait débuter le lundi 11 mai, confinement et crise sanitaire n’auront pas été sans effet sur les corps… et les esprits. Aux premiers jours des mesures de distanciation sociale, un certain enthousiasme semblait de mise sur les réseaux sociaux. Où le hashtag #restezchezvous était volontiers partagé, parmi d’autres appels au civisme et à la solidarité avec les personnels soignants.

 

 

Pour certains, cependant, le confinement n’avait déjà rien d’une sinécure. « Je suis, comme beaucoup de monde, isolée, seule chez moi. […] Je viens de vivre une séparation brutale il y a trois semaines et me retrouver seule dans mon appartement est très dur. […] Si nous sommes confinés pendant des semaines encore, je ne sais pas comment m’en sortir psychologiquement », écrivait ainsi, dans les premiers jours du confinement, une internaute à Place Gre’net.

 

 

Un confinement anxiogène

 

« Le caractère anxiogène a été assez vif au début du confinement », note pour sa part Marianne Dien, psychologue grenobloise. Parmi sa patientèle, un temps d’adaptation a été nécessaire pour surmonter certaines angoisses. « Le temps de se dire que l’on va avoir de quoi manger, ou assez de papier-toilette », s’amuse-t-elle. Réaction logique, souligne la praticienne : un changement d’habitude de cette ampleur est forcément déstabilisant.

 

Cours Berriat confiné © Florent Mathieu - Place Gre'net

Cours Berriat confiné. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Le mouvement n’a pas été immédiat : « Le confinement a été un peu pris à la légère au début. Des patients se sont dit qu’ils allaient pouvoir se passer de thérapie, que ça allait durer une quinzaine de jours », explique la psychologue. Une légèreté qui n’a pas duré…

[…]

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