En Isère, PCF, EELV ou France insoumise demandent la fermeture des applications de livraison

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FIL INFO – Les sections grenobloises des mouvements Ensemble, EELV, Génération.s, PCF et France insoumise demandent la fermeture des applications de livraison de type Deliveroo et Uber Eats. En cause ? Les risques, tant pour les livreurs que les clients, et plus généralement le modèle social de ces entreprises.

 

 

Le gouvernement, « maillot jaune de la propagation du virus » au « Tour de France des aberrations en période d’urgence sanitaire » ? C’est ce qu’écrivent dans un communiqué commun les sections grenobloises des mouvements Ensemble, EELV, Génération.s, PCF et France insoumise. Dans le viseur ? Le maintien en activité des plateformes de livraison à domicile, même en période de confinement face à l’épidémie de coronavirus.

 

Le PCF, EELV et LFI pour la fermeture des applications de livraison Un livreur Deliveroo dans les rues de Grenoble (avant confinement) © Florent Mathieu - Place Gre'net

Un livreur Deliveroo dans les rues de Grenoble (avant le confinement). © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Et les signataires du communiqué de filer la métaphore sportive : « Le gouvernement doit proposer une voiture-balai pour finir la course et non un corbillard aux livreurs de repas. » En cause, le manque de matériel de précaution des livreurs. Auquel viendrait s’ajouter « la volonté de maintenir le degré de rentabilité et d’exploitation maximal des livreurs prônés par le modèle économique des plateformes numériques ».

 

 

Deliveroo et Uber Eats dans le viseur

 

Au-delà de la question du confinement, c’est bien le modèle social des applications comme Deliveroo ou Uber Eats que les militants dénoncent. « Les échappés du confinement, les premiers de corvées continuent de pédaler pour assurer des livraisons de repas et pouvoir maintenir leurs maigres rémunérations à la tâche, tandis que les premiers de cordée restent confinés dans leurs logiques égoïstes de profits », écrivent-ils encore.

 

Le PCF, EELV et LFI pour la fermeture des applications de livraison. Uber Eats est dans le collimateur des militants © Place Gre'net

Uber Eats est dans le collimateur des militants. © Place Gre’net

 

Leur exigence ? « La fermeture des applications des plateformes numériques de livraison de repas, l’indemnisation de tous les livreurs et la création d’un statut collectif et protecteur pour eux ». Sans préciser si l’interdiction serait globale… ou à la carte. Lors de son point presse du lundi 6 avril, Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, vantait ainsi les « conditions sociales » de Sicklo. Et recommandait ouvertement de privilégier cette plateforme pour ses commandes.

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 4
  1. C’est pas nouveau. C’est de l’hypocrisie éternelle des gauchistes. Au USA quand Obama signait un décret en augmentant le coût horaire de travail de 0.5$/h, 10,000 jobs partaient en fumés. Obama n’était pas con, il savait exactement ce qu’il faisait, mais l’idéologie c’est plus important que l’économie

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  2. On parle bien de politiques qui souhaitent cet arrêt alors que contrairement aux livreurs qui survivent avec ces rémunerations de misère, ont un travail eux?

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  3. Allez, un indice, il suffit de ne pas les utiliser.
    Sinon notre maire ne peut il pondre un arrêté municipal, sous couvert de « sécurité » limiter la mobilité des personnes?Pouruqoi ne le fait il pas? le, c’est vrai que les appli de livraison, font aussi travailler les restaurants… (enfin avec une dime certaine).
    donc:
    1) n’utilisez pas,
    2) si vous le voulez vraiment faites passer un arrêté,
    3) arrêtez d’être ridicule en demandant ceci ou cela, alors même que c’est applicable en local et non fait,

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  4. Quelle hypocrisie ! Il suffit que le maire édicte un simple arrêté municipal.

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