Praticiens de soins à domicile : les communistes de l’Isère demandent des moyens de protection

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FIL INFO – Des aide-soignants et infirmiers à domicile seraient-ils sans moyens matériels de protection adéquats ? C’est ce qu’estime le groupe d’opposition départemental de l’Isère Communistes et gauche unie-solidaire, ainsi que la fédération iséroise du PCF. Qui en appellent à l’ARS et à l’État pour fournir aux professionnels de santé les équipements adéquats.

 

 

Le manque de moyens maté­riels pour les dif­fé­rentes caté­go­ries de per­son­nels face à l’é­pi­dé­mie de coro­na­vi­rus conti­nue de sus­ci­ter la polé­mique. Cette fois, ce sont les élus du groupe Communistes et gauche unie-soli­daire du Département de l’Isère qui tirent la son­nette d’a­larme, sou­te­nus par la fédé­ra­tion isé­roise du PCF. En cause ? Les condi­tions maté­rielles de tra­vail des aide-soi­gnants et infir­miers qui assurent les ser­vices à domi­cile.

 

Conseil Départemental de l'Isère. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Conseil Départemental de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

« Leurs mis­sions sont essen­tielles car elles per­mettent aux malades, aux per­sonnes en situa­tion de han­di­cap, ainsi qu’à un grand nombre de per­sonnes âgées en perte d’autonomie de conti­nuer à vivre digne­ment », rap­pellent les com­mu­nistes. Or ces der­niers classent cette caté­go­rie de soi­gnants parmi les grands oubliés des allo­cu­tions d’Emmanuel Macron, qui « n’a même pas fait cas de ces professionnel∙les de l’aide et du soin à domi­cile ».

 

 

L’ARS et l’État mis en cause

 

Les élus d’op­po­si­tion saluent « les efforts du Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère (et de ses agent∙es) qui semble jouer sa par­ti­tion en ayant activé une cel­lule de veille et de sou­tien ». Et constatent que le Département a mis à dis­po­si­tion des masques issus de ses propres stocks « pour que les aides à domi­cile puissent tra­vailler en toute sécu­rité ».

 

Les déplacements à domicile des aide-soignants ou infirmiers ne garantissent pas les mêmes consignes de sécurité sanitaire qu'à l'hôpital. © Léa Raymond - Place Gre'net

Les dépla­ce­ments à domi­cile des aide-soi­gnants ou infir­miers ne garan­tissent pas les mêmes consignes de sécu­rité sani­taire qu’à l’hô­pi­tal. © Léa Raymond – Place Gre’net

 

Dans leur viseur : l’Agence régio­nale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, et donc l’État. L’agence est en effet accu­sée de « tar­der à four­nir le maté­riel de pro­tec­tion néces­saire aux travailleur∙euse∙s qui assurent les ser­vices de soins infir­miers à domi­cile ». Quitte à mettre en dan­ger des pro­fes­sion­nels qui n’é­vo­luent pas dans des milieux sécu­ri­sés, comme c’est le cas des pra­ti­ciens en hôpi­tal.

 

Transports en com­mun, ascen­seurs, poi­gnées de porte… Autant d’élé­ments parmi d’autres qui néces­sitent « gants, char­lottes et blouses jetables chez chaque per­sonne prise en charge », jugent les com­mu­nistes. Et de conclure : « L’État ne peut pas mettre le pays entier à l’arrêt avec les mesures de confi­ne­ment (néces­saires !) et contri­buer en même temps, par défaillance, à ampli­fier la pan­dé­mie ». Contactée, l’ARS n’a pas donné suite à notre demande de réac­tion.

 

Florent Mathieu

 

MC2 - Saison 2020-21
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