Opération « collège mort » dans l’établissement échirollois Jean-Vilar pour fustiger la baisse des moyens

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FIL INFO – Ce jeudi 12 mars, les enseignants du collège Jean-Vilar à Échirolles ont organisé une opération “collège mort”. Une journée de grève pour protester contre une nouvelle baisse de moyens prévue pour la rentrée 2020. Qui plus est dans un collège classé en réseau d’éducation prioritaire. Une demande d’audience a été transmise au rectorat.

 

 

Collège Jean Vilar. Enseignants et parents d'élèves mobilisés au collège Jean Vilar à Echirolles. Ils s'insurgent de la baisse annoncée des moyens pour la prochaine rentrée. © Thomas Courtade - Place Gre'net

Enseignants et parents d’é­lèves mobi­li­sés au col­lège Jean-Vilar à Echirolles. Ils s’in­surgent de la baisse annon­cée des moyens pour la pro­chaine ren­trée. © Thomas Courtade – Place Gre’net

 

Alors que les éta­blis­se­ments sco­laires res­te­ront fer­més jus­qu’à nou­vel ordre, de nom­breux ensei­gnants et parents d’é­lèves du col­lège Jean-Vilar à Échirolles se sont mobi­li­sés jeudi 12 mars pour une opé­ra­tion “col­lège mort”. L’occasion de faire entendre leurs reven­di­ca­tions auprès du rec­to­rat de Grenoble, déjà visé par des contes­ta­tions lycéennes.

 

 

La dotation globale horaire en constante baisse

 

Les enseignants et parents d'élèves étaient rassemblés devant l'entrée du collège. © Thomas Courtade - Place Gre'net

Les ensei­gnants et parents d’é­lèves étaient ras­sem­blés devant l’en­trée du col­lège. © Thomas Courtade – Place Gre’net

« Quarante heures heb­do­ma­daires sup­pri­mées depuis 2017 ». Voilà ce que dénoncent les ensei­gnants du col­lège Jean-Vilar.

 

Cette baisse de la dota­tion glo­bale horaire implique « la dis­pa­ri­tion pro­gres­sive des ensei­gne­ments en groupes à effec­tifs réduits », explique Anne Pellissier, ensei­gnante en mathé­ma­tiques.

 

Ce alors même que les « besoins sont énormes pour les élèves fra­giles qui pro­fitent gran­de­ment du tra­vail en groupe réduit », pré­cise-t-elle. Avec la sup­pres­sion de « 166 postes dans l’a­ca­dé­mie », l’en­sei­gnante déplore une « vision pure­ment comp­table du gou­ver­ne­ment… qui met l’é­cole publique en dan­ger ».

 

 

Demande d’un second CPE à temps plein

 

Par ailleurs, les ensei­gnants réclament l’ar­ri­vée d’un second conseiller prin­ci­pal d’é­du­ca­tion à temps plein. Une deuxième CPE est bien pré­sente sur l’é­ta­blis­se­ment, mais à mi-temps. Une solu­tion « pas effi­cace » pour Jacques Lombardo, conseiller prin­ci­pal d’é­du­ca­tion du col­lège. « On a besoin de plus pour assu­rer la sécu­rité, la dis­ci­pline et un meilleur suivi des élèves », ajoute-t-il. 

 

 

Un manque de considération pour le latin

 

Autre consé­quence notable : la dis­pa­ri­tion pro­gram­mée de la deuxième heure de latin, qui per­met de « sépa­rer les élèves débu­tants et confir­més ». Hors plu­sieurs pro­fes­seurs pré­sents ont tenu à sou­li­gner « l’u­ti­lité du latin ». Que ce soit pour com­prendre « l’é­ty­mo­lo­gie de la langue fran­çaise ou pour faire le lien avec d’autres langues latines ».

 

Certains ensei­gnants du col­lège se sont retrou­vés plus tard dans la mati­née devant le rec­to­rat pour réaf­fir­mer « qu’il ne s’a­git pas de demandes extra­va­gantes ».Et la néces­sité de « réta­blir la situa­tion ».

 

Thomas Courtade

 

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