La Sémitag va devenir 100 % publique au 1er janvier 2021 via le rachat des parts de Transdev par le Smmag

sep article

 

FIL INFO — Une nouvelle étape dans la transformation de la Sem Sémitag en SPL ? C’est ce qu’annonce le Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise. Un protocole d’accord a en effet été trouvé entre le Smmag et l’opérateur Transdev pour un rachat de ses parts au 1er janvier 2021.

 

 

La transformation de la Sémitag en SPL bel et bien sur les rails ? C’est ce qu’annonce le Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise (Smmag), en maintenant le cap du 1er janvier 2021 pour la mutation de la société d’économie mixte (Sem) en société publique locale. En début d’année prochaine, les actionnaires privés des Transports de l’agglomération grenobloise seraient ainsi amenés à disparaître de l’organigramme.

 

Les trams de la Semitag 100 % publics au 1er janvier 2021 ? ©Hira Andrianasolo - Place Gre'net

Les trams de la Sémitag 100 % publics au 1er janvier 2021 ? © Hira Andrianasolo – Place Gre’net

 

Exit, dès lors, l’opérateur Transdev, qui possède à lui seul 40 % des parts de la Sémitag, ce qui en fait son deuxième plus gros actionnaire après le Smmag. « Un protocole d’accord vient d’être ratifié » pour le rachat des parts, écrit le Syndicat mixte. Sans préciser ce qu’il en sera des “petits actionnaires”, tels que la Caisse d’épargne ou le Crédit agricole, ou encore la Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble.

 

 

Adieu Transdev, je t’aimais bien ?

 

Pas question pour le Smmag de dire du mal de son futur-ex actionnaire. « Grâce à son expertise et son expérience, [il] a largement participé à l’efficacité ainsi qu’au développement du réseau », écrit le syndicat. Qui juge encore que la « capacité d’innovation [de Transdev] a aussi fortement contribué à l’ADN de la Sémitag ». Le personnel de Transdev affecté à la Sémitag pourra, par ailleurs, intégrer la future SPL s’il le désire.

 

Philippe Chervy, directeur général de la Semitag et Yann Mongaburu, président du Smmag . © Joël Kermabon - Place Gre'net

Philippe Chervy, directeur général de la Sémitag et Yann Mongaburu, président du Smmag. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Mais pourquoi changer une équipe qui gagne ? « Afin de la rendre plus souple, plus évolutive et donc, d’être en mesure de s’adapter aux besoins de mobilités des habitants », écrit le Smmag pour justifier son changement de statut annoncé. Le privé ne sera pour autant pas mis sur la touche : La Sémitag « continuera de solliciter l’expertise d’opérateurs privés, via des contrats d’assistance lancés dans le cadre de marchés publics », note le Smmag.

 

Officiellement Né le 1er janvier 2020, le Smmag remplace l’ancien SMTC, Syndicat mixte des transports en commun. En intégrant dans ses instances le Pays Voironnais et le Grésivaudan… mais plus le Conseil départemental de l’Isère qui estime sa voix et ses intérêts lésés dans la procédure. Et dénonce une précipitation sur fond d’arrières-pensées électoralistes, à quelques mois des élections municipales.

 

Florent Mathieu

 

commentez lire les commentaires
5045 visites | 2 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 2
  1. Tract de « Grenoble en com’ » avec leur liste : « n°5 Yann Mongaburu, agent de la sécurité sociale ». Ça éclaire bien sur le niveau de conpétence …

    sep article
  2. Semitag affiche une dette de 405m€. Avec quel argent il veux acheter les 40% des parts ?! Encore un emprunt toxique, payé par l’argent public?! Il faut caser ce monstre, virer le clown mongaburu et privatiser semitag. De préférence par morceaux

    sep article