Un nouveau centre de tri, plus écologique, ouvrira à La Tronche en 2023

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FOCUS – La Métropole de Grenoble et sept collectivités locales seront bientôt copropriétaires d’un tout nouveau centre de tri, plus écologique et adapté aux modifications des consommations des habitants. Coût du projet : 50,3 millions d’euros.

 

 

 

Emballages, Centre de tri d'Athanor. © Alexandra Moullec

Centre de tri d’Athanor. © Alexandra Moullec

Voilà deux ans que les col­lec­ti­vi­tés y réflé­chis­saient. Le pro­jet est désor­mais acté. Il a pour but de s’adapter à l’évolution de la pro­duc­tion de déchets sur le bas­sin gre­no­blois.

 

En effet, le volume de déchets recy­clables aug­mente sur l’agglomération. Il devrait pas­ser à 55 000 tonnes à l’horizon 2030. Or le centre de tri actuel ne peut gérer que 40 000 tonnes.

 

 

Une copropriété publique

 

« Il nous faut rat­tra­per le retard évident de la France en matière de tri », sou­ligne Georges Oudjaoudi, vice-pré­sident délé­gué à la valo­ri­sa­tion des déchets à la Métro. « Ce mon­tage par­ti­cu­lier en copro­priété per­met de nous entendre sur les volumes appor­tés par cha­cune des col­lec­ti­vi­tés mais aussi d’a­dap­ter nos dis­po­si­tifs si néces­saire. »

 

Voilà à quoi devrait ressembler le nouveau centre de tri, qui accueillera des visites de scolaires pour éduquer au tri des déchets. © Dalkia Wastenergy

Voilà à quoi devrait res­sem­bler le nou­veau centre de tri qui accueillera aussi des visites de sco­laires pour les édu­quer au tri des déchets. © Dalkia Wastenergy

 

Autre objec­tif : se réap­pro­prier la ges­tion des déchets. Avec ce nou­veau centre de tri, les col­lec­ti­vi­tés ne dépendent plus de sous-trai­tants exté­rieurs et retrouvent leur auto­no­mie. Une dimen­sion que les res­pon­sables des col­lec­ti­vi­tés appré­cient.

 

 

Un avantage pour les petites communes

 

« On a tout de suite trouvé le pro­jet oppor­tun car nous sommes petits et il se fait en par­te­na­riat avec la Métro. Ça nous ras­sure de ne pas dépendre du privé dans ce domaine », explique Éric Balme, vice-pré­sident délé­gué à l’environnement de la com­mu­nauté de com­mune de la Matheysine.

 

Christophe Ferrari, président de la Métropole, a félicité les communautés de communes pour le projet commun. © Anissa Duport-Levanti - Place Gre'net

Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole, a féli­cité les com­mu­nau­tés de com­munes pour ce pro­jet com­mun. © Anissa Duport-Levanti – Place Gre’net

 

« Ce modèle de gou­ver­nance unique dépasse nos péri­mètres admi­nis­tra­tifs et nos dif­fé­rences poli­tiques », se féli­cite pour sa part le pré­sident de la Métropole Christophe Ferrari. « Son ori­gi­na­lité tient aussi à la cohé­sion de ter­ri­toires dans toute leur diver­sité, urbains, péri­ur­bains, et ruraux », ajoute-t-il. L’accord entre la Métro et les sept col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales couvre en effet 263 com­munes et regroupe près de 740 000 habi­tants.

 

 

Une ambition à la fois écologique et technologique

 

La construc­tion et l’exploitation pour trois ans du nou­veau centre a été confiée à Dalkia Wastenergy, branche d’EDF, à la suite d’un appel d’offre. Toutefois, la conti­nuité du ser­vice sera assu­rée. Le nou­veau centre doit en effet être construit sur le site d’Athanor à La Tronche, juste à côté de l’ancien. Ce der­nier res­tera en acti­vité le temps des tra­vaux, qui devraient débu­ter cou­rant 2021.

 

Le centre de tri Athanor situé à la Tronche. © Grenoble-Alpes Métropole / Centre de tri Athanor

Le centre de tri Athanor situé à la Tronche. © Grenoble-Alpes Métropole / Centre de tri Athanor

 

Ce pro­jet a éga­le­ment une ambi­tion éco­lo­gique et tech­no­lo­gique qui vont de pair. « C’est un outil bien plus effi­cace que le centre actuel, construit en 1992 », affirme le PDG de Dalkia Wastenergy, Pierre de Montlivault.

 

« Le nou­veau centre pourra trai­ter beau­coup plus de maté­riaux grâce à 26 étapes de tri, dont douze par optiques à infra­rouge. Mais aussi un robot qui ira cher­cher les plus petits élé­ments recy­clables », détaille-t-il. L’objectif est clair : aug­men­ter la qua­lité du tri et s’adapter à l’exigence tou­jours plus impor­tante de recy­clage.

 

 

Éclairage naturel, salle insonorisée, air filtré…

 

Les par­te­naires du pro­jet mettent éga­le­ment en valeur un envi­ron­ne­ment de tra­vail amé­lioré. Ainsi, la qua­lité de la vie des 70 opé­ra­teurs devrait être assu­rée par un éclai­rage natu­rel, une salle inso­no­ri­sée, un air fil­tré et sur­tout… une vue sur le mas­sif de Belledonne. De plus, un sys­tème de fil­tra­tion de l’air rejeté per­met­tra de réduire les nui­sances pour le voi­si­nage.

 

Dans le domaine social ? « Afin de res­pec­ter nos enga­ge­ments du ter­ri­toire zéro chô­meurs, le centre de tri réser­vera 20 000 heures de tra­vail à l’emploi en inser­tion », ajoute Christophe Ferrari.

 

Usine Athanor © Grenoble-Alpes Métropole

Usine Athanor © Grenoble-Alpes Métropole

Enfin, après la construc­tion du nou­veau centre de tri, une usine d’incinération sera construite à la place du centre de tri actuel. Un chan­tier de plus grande enver­gure qui consis­tera, cette fois, à réduire la capa­cité d’incinération.

 

En effet, sa capa­cité actuelle est de 180 000 tonnes par an. Or, le volume de déchets pro­duit ne devrait être que de 146 000 en 2030.

 

Anissa Duport-Levanti

 

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