La commune de Quaix-en-Chartreuse dispose désormais d’un réseau de chaleur bois

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FIL INFO — La commune de Quaix-en-Chartreuse a officiellement inauguré son nouveau réseau de chaleur bois, destiné à alimenter la mairie, la salle polyvalente, ainsi que plusieurs autres locaux et des maisons individuelles. De quoi lui permettre d’économiser 27 000 litres de fioul par an, et de réduire de 80 % ses émissions de CO2.

 

 

Quaix-en-Chartreuse a très officiellement inauguré son réseau de chaleur bois, le 23 janvier dernier. Une chaudière qui exploite des plaquettes forestières « produites par une scierie implantée dans le Grésivaudan à 40 kilomètres », explique le président de ForestEner Eddie Chinal. La société basée à Aix-les-Bains est en effet conceptrice de la chaufferie et l’exploitera pour une durée de vingt ans via un contrat de fourniture de chaleur signé avec la commune.

 

Inauguration du réseau de chaleur bois de Quaix-en-Chartreuse le 23 janvier 2020 © Energ'Y Citoyennes

Inauguration du réseau de chaleur bois de Quaix-en-Chartreuse le 23 janvier 2020. © Energ’Y Citoyennes

 

Avec ses 275 MWh de chaleur générée, le réseau alimentera la mairie de Quaix-en-Chartreuse, sa salle polyvalente, l’ancien presbytère, ainsi qu’un bâtiment tertiaire et deux maisons situées à proximité de la chaufferie. Également partenaires de l’opération, la coopérative locale Energ’Y citoyennes et le fonds d’investissement citoyen Énergie partagée soulignent que le réseau permet d’économiser 27 000 litres de fioul par an… et de réduire de 80 % ses rejets de CO2.

 

 

Le chauffage au bois en passe de se généraliser ?

 

Les partenaires de l’opération sont également institutionnels. À commencer par la Métropole de Grenoble, qui a pris en charge 110 000 euros sur les 275 000 du coût de construction de la chaudière. Tout en entrant dans le capital de ForestEner, société basée sur « l’investissement participatif ouvert aux citoyens et aux collectivités », à hauteur de 4 000 euros. La Région et le Parc naturel régional du Vercors comptent également parmi les soutiens du réseau de chaleur.

 

En juin 2019, la Métro lançait les travaux du réseau de chaleur © Grenoble-Alpes Métropole - Lucas Frangella

En juin 2019, la Métro lançait les travaux du réseau de chaleur. © Grenoble-Alpes Métropole – Lucas Frangella

 

Le bois a décidément le vent en poupe en Isère. En novembre 2019, c’est la commune de Gières qui inaugurait son nouveau réseau public de chaleur, alimenté à 90 % en bois local. En 2018, la mairie de Brié-et-Angonnes avait également adopté le chauffage au bois granulés, de même que l’école de Champagnier. Quant à la Métro et au Grésivaudan, ils ont récemment doublé la prime air-bois pour inciter au renouvellement des appareils de chauffage au bois non-performants.

Florent Mathieu

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Commentaires 1
  1. genial. Les chaufferies collectives au bois? Elles émettent de grandes quantités de polluants gazeux et particulaires. Déjà en hiver le chauffage c’est le pollueur No1 dans le bassin grenoblois. En cas d’une combustion incomplète ou de l’emploi de bois de
    mauvaise qualité, c’est une source importante de polluants gazeux et de particules fines et ultrafines.

    Ce qui est le plus amusant c’est l’hypocrisie d’Etat qui est bien sur « pour ecologie », mais garde les tarifs d’électricité au niveau si haut que les gens sont obligés de chauffer au gaz, fioul ou encore au bois. L’électricité nucléaire reste l’énergie la plus propre, mais …. au tarif (artificiellement) inaccessible

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