Grenoble, Nantes, Lille, Paris et Clermont saluent l’interdiction des pesticides à usage non agricole

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FIL INFO – En septembre 2019, les villes de Grenoble, Clermont-Ferrand, Nantes, Lille et Paris adoptaient simultanément un arrêté anti-pesticides sur leurs territoires. Les mêmes saluent ce 22 janvier dans un communiqué commun l’annonce de la ministre de la Transition écologique et solidaire, qui entend interdire avant l’été tout usage non agricole de pesticides.

 

 

« Une annonce qui va donc dans le bon sens, même s’il reste encore beau­coup à faire. » C’est ainsi que les villes de Grenoble, Clermont-Ferrand, Nantes, Lille et Paris saluent l’an­nonce de l’in­ter­dic­tion de tout usage non agri­cole de pes­ti­cides d’ici l’été 2020. Si la ministre de la Transition éco­lo­gique et soli­daire Élisabeth Borne a rendu cette posi­tion publique le ven­dredi 10 jan­vier, c’est le mer­credi 22 que les cinq com­munes ont fait savoir leur posi­tion.

 

Les pesticides sont bannis des espaces verts des collectivités depuis 2017. © Elodie Rummelhard - Place Gre'net

Les pes­ti­cides sont ban­nis des espaces verts des col­lec­ti­vi­tés depuis 2017. © Elodie Rummelhard – Place Gre’net

 

« Nous sommes heu­reux de consta­ter que l’État revient sur sa posi­tion ini­tiale et se décide à suivre la grande majo­rité des com­munes fran­çaises dans leur lutte contre l’usage des pes­ti­cides dans les espaces pri­vés », écrivent-elles ainsi. En sep­tembre 2019, les cinq muni­ci­pa­li­tés avaient fait un coup média­tique en adop­tant simul­ta­né­ment des arrê­tés inter­di­sant l’u­sage de pes­ti­cides sur l’en­semble de leur ter­ri­toire.

 

 

Des pesticides encore autorisés sur les espaces verts privés

 

Les com­munes ne manquent pas de rap­pe­ler le sens de cette action. « Il s’a­gis­sait pour nous d’en­ga­ger une démarche concer­tée pour faire chan­ger la loi et concou­rir à la sau­ve­garde du patri­moine ines­ti­mable de la bio­di­ver­sité sur nos ter­ri­toires et de la santé de nos conci­toyens », écrivent-elles. Le but recher­ché ? Mettre l’ac­cent sur une “faille” de la loi, qui inter­dit depuis 2017 l’u­sage des pes­ti­cides aux col­lec­ti­vi­tés, mais pas aux pro­prié­taires d’es­paces verts pri­vés.

 

Rassemblement des Coquelicots à Grenoble © Joël Kermabon - Place Gre'net

Rassemblement des Coquelicots à Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Le com­mu­ni­qué dit encore attendre « une tra­duc­tion concrète et rapide de cette nou­velle dis­po­si­tion par l’État ». Tout en affir­mant la volonté des col­lec­ti­vi­tés de « conti­nuer à sen­si­bi­li­ser à ce sujet les dif­fé­rents acteurs concer­nés ». Notamment au tra­vers d’in­for­ma­tions sur les alter­na­tives aux pes­ti­cides pour l’en­tre­tien des espaces verts.

 

Les cinq édiles délivrent enfin un mes­sage poli­tique… qui n’a peut-être rien d’in­no­cent à deux mois des muni­ci­pales. « Nous Maires avons la res­pon­sa­bi­lité d’accroître la rési­lience de nos ter­ri­toires face à l’urgence cli­ma­tique, par la mise en œuvre de solu­tions locales concrètes et rapides », indiquent-ils. Avant de décrire leurs muni­ci­pa­li­tés comme « enga­gées très for­te­ment en faveur de la pro­tec­tion de l’environnement et de l’adaptation au dérè­gle­ment cli­ma­tique ».

 

Florent Mathieu

 

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