Rassemblement contre la réforme des retraites : pas de trêve des confiseurs à Grenoble

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REPORTAGE VIDÉO – Entre 400 et 500 personnes ont participé à un nouveau rassemblement contre la réforme des retraites ce samedi 28 décembre à Grenoble. L’objectif ? Maintenir la pression et afficher un soutien inconditionnel aux cheminots en grève depuis près d’un mois. Les revendications n’ont guère changé, les participants demandent imperturbablement le retrait pur et simple du projet de loi.

 

 

Rassemblement contre la réforme des retraites ce 28 décembre 2019. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Rassemblement contre la réforme des retraites ce 28 décembre 2019. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Pas de trêve pour la Macronie ! » ou encore « Ils veulent la trêve, ils auront la grève ! » Les mes­sages invi­tant à une nou­velle mobi­li­sa­tion contre la réforme des retraites ce samedi 28 décembre à Grenoble étaient on ne peut plus clairs. Ainsi, entre 400 et 500 per­sonnes se sont ras­sem­blées à 14 heures sur le par­vis de la gare.

 

Une manière de mar­quer leur  soli­da­rité avec les che­mi­nots qui recon­duisent leur grève depuis la grande mobi­li­sa­tion du 5 décembre. Mais pas seule­ment puis­qu’il s’a­gis­sait aussi pour l’in­ter­syn­di­cale* de main­te­nir la pres­sion pour faire plier le gou­ver­ne­ment en vue d’ob­te­nir, le retrait pur et simple de sa réforme.

 

Dans la petite foule, des syn­di­ca­listes, des agents ter­ri­to­riaux, des étu­diants, se mêlent à des repré­sen­tants de nom­breuses autres pro­fes­sions dont celles de la culture, l’in­dus­trie, du rail… Et bien sûr nombre de gilets jaunes enton­nant à l’envi leur fameux chant « On est là… On est là… Même si Macron ne l’veut pas, nous on est là… »

 

L’ambiance, com­ba­tive et soli­daire, reste calme, fes­tive et musi­cale. C’était d’ailleurs le but de ce ras­sem­ble­ment sta­tique, les syn­di­cats ayant invité à « un ban­quet des luttes » réduit en l’oc­cur­rence à la seule offre de bois­sons chaudes.

 

 

Une manifestation “sauvage” repoussée par un fort contingent de CRS

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

« Les négo­cia­tions sont ouvertes mais nous ne bais­se­rons pas les bras pour obte­nir le main­tien de la retraite par répar­ti­tion. L’objectif c’est de nive­ler les retraites vers le haut et non pas vers le bas », explique Élisa Balestrieri de la CGT Isère.

 

Et une autre syn­di­ca­liste, juchée sur une tri­bune impro­vi­sée, d’ap­puyer : « Le gou­ver­ne­ment décide de pas­ser en force, de conti­nuer en misant sur l’é­pui­se­ment et le pour­ris­se­ment. On est libre et nous lut­te­rons tant qu’il le faut. »

 

Retour en images sur ce ras­sem­ble­ment à l’is­sue duquel cer­tains ont voulu déam­bu­ler en ville en orga­ni­sant une mani­fes­ta­tion “sau­vage”. Une ten­ta­tive repous­sée fer­me­ment – mais sans vio­lence de part et d’autre – vers son point de départ. Le tout après un long face à face avec un impor­tant déploie­ment de CRS.

 

 

 

Joël Kermabon

 

  • * Force ouvrière (FO), CGT, Solidaires et FSU

 

Festival du film France Nature Environnement
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Commentaires 1
  1. Le sys­tème de retraite à points AGIRC a été créé en mars 1947. Le ministre en charge était Ambroise Croizat, com­mu­niste, qui avait été secré­taire géné­ral de la CGT. Le com­mu­nisme de l’é­poque était puis­sant et pro­gres­siste. Celui d’aujourd’hui est devenu mar­gi­nal, fermé, sec­taire, rétro­grade.

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