Deuxième à mi-parcours, le FC Grenoble rugby peut espérer remonter en Top 14 en juin

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FOCUS – Les joueurs du FC Grenoble rugby se sont offert un beau cadeau de Noël en s’imposant (28−13) jeudi 19 décembre avec le bonus offensif face à l’ancien leader du Pro D2, Oyonnax. Deuxièmes du championnat à la fin des matchs aller, à égalité avec le premier Perpignan, les Grenoblois peuvent espérer remonter en Top 14 en juin prochain.

 

 

Une groupe FC Grenoble rugby saison 2019-2020. © Laurent Genin

Une groupe FC Grenoble rugby sai­son 2019 – 2020. © Laurent Genin

Les joueurs et les entraî­neurs du FC Grenoble rugby auraient sans doute signé si on leur avait dit, le 23 août der­nier, qu’ils seraient deuxièmes du Pro D2 à l’issue de la phase aller, fin décembre. En cette soi­rée d’été, le FCG avait en effet été battu à la sur­prise géné­rale (20−23) au stade des Alpes par Colomiers pour son entrée en lice dans le cham­pion­nat.

 

Le scé­na­rio avait, en outre, été ter­rible pour les Grenoblois qui avaient d’a­bord mené 20 à 3, avant de s’écrouler en deuxième mi-temps. De quoi leur don­ner de sérieux maux de tête. Mais ils s’étaient tout de suite remis sur de bons rails, en s’imposant coup sur coup à Carcassonne (26−19), puis à Aix-en-Provence (26−17).

 

 

Les Grenoblois récompensés de leur volonté de jouer

 

Installés dans le haut du tableau, ils ont enchaîné, depuis leur revers inau­gu­ral, sept vic­toires en sept matchs à domi­cile, dont six avec le bonus offen­sif (trois essais mar­qués de plus que l’adversaire).

 

Travail sur ballon porté des avants grenoblois face à à Montauban (28-9) le 17 novembre. © Laurent Genin

Travail sur bal­lon porté des avants gre­no­blois face à Montauban (28−9), le 17 novembre. © Laurent Genin

Le der­nier, ines­péré, a été obtenu face à Oyonnax (28−13), jeudi 19 décembre, juste avant la trêve pour les fêtes.

 

Les Grenoblois, troi­sièmes avant cette ren­contre, devaient se rache­ter de leur piètre pres­ta­tion à Biarritz (7−33), le 12 décembre. Ils l’ont donc fait en y ajou­tant la manière face à l’ex-leader, ins­cri­vant quatre essais.

 

« Nous sommes très satis­faits, a réagi le demi de mêlée Théo Nanette. Le plan de jeu était de tenir le bal­lon et jouer, ne pas tom­ber dans un faux rythme. En pre­mière période, c’était assez serré [7 – 3, ndlr], il y avait deux très bonnes défenses. Cela a fonc­tionné en deuxième mi-temps parce que nous sommes res­tés dans notre plan. La vic­toire est méri­tée. C’est l’équipe qui a le plus joué qui a été récom­pen­sée. »

 

De gauche à droite, Mickaël Capelli, Enzo Selponi, Edgar Tuinukuafe, Corentin Glénat et Michael Simutoga, après un succès contre Valence-Romans (49-8) le 4 octobre. © Laurent Genin

De gauche à droite, Mickaël Capelli, Enzo Selponi, Edgar Tuinukuafe, Corentin Glénat et Michael Simutoga, après un suc­cès contre Valence-Romans (49−8) le 4 octobre. © Laurent Genin

 

Grâce à ce suc­cès, les Grenoblois comptent 49 points à la fin des matchs aller. Ils se retrouvent à éga­lité avec le nou­veau lea­der Perpignan, vic­to­rieux ven­dredi 20 décembre de Montauban (41−14). Le podium est com­plété par les Oyonnaxiens qui les suivent avec 47 uni­tés.

 

 

Bien négocier un mois de janvier compliqué

 

Jeudi soir, Stéphane Glas était heu­reux des cinq points engran­gés face aux joueurs de l’Ain avant un calen­drier qui s’annonce com­pli­qué en jan­vier, avec trois dépla­ce­ments, à Aurillac, Béziers et Nevers, sur les quatre pro­chains matchs. « On ne les gagnera peut-être pas tous mais il faut que dans nos atti­tudes et le niveau de jeu qu’on va démon­trer, qu’on se rap­proche de ce qu’on a fait contre Oyonnax », sou­haite le mana­ger isé­rois.

 

Stéphane Glas, manager du FC Grenoble rugby. © Archive LG

Stéphane Glas, mana­ger du FC Grenoble rugby. © Archive LG

« À Aurillac, le 10 jan­vier, j’ai bien peur qu’on ne retrouve pas les mêmes condi­tions de jeu [temps doux, bonne pelouse, ndlr], confie Stéphane Glas. Il faut qu’on soit prêts à cela et trou­ver une constance dans notre état d’esprit, dans notre envie d’aller cher­cher des points à l’extérieur. Cela fait main­te­nant un petit moment qu’on n’en a pas pris [depuis le 11 octobre et un suc­cès à Angoulême]. Il faut aussi qu’on pense à cela. »

 

Lors de la deuxième moi­tié du cham­pion­nat, le trio Perpignan, Grenoble et Oyonnax devrait conti­nuer à lut­ter pour les deux pre­mières places. Elles offrent une demi-finale à domi­cile, fin mai. Les deux vain­queurs de ces demi-finales s’affronteront en finale le 6 ou le 7 juin 2020 pour le titre de cham­pion de France de Pro D2 et la mon­tée en Top 14.

 

Le battu aura encore une chance, la semaine sui­vante, de rejoindre l’élite en jouant un match de bar­rage face au 13e du Top 14. C’est au terme de ce mara­thon que le FCG avait retrouvé la pre­mière divi­sion en mai 2018.

 

Laurent Genin

 

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