Pollution des cours d’eau : « Ici commence la mer », rappelle la Métro devant les bouches d’égout

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FIL INFO – La Métropole de Grenoble vient de lancer l’opération de sensibilisation « Ici commence la mer ». Des messages apposés devant une centaine de bouches d’égout pour rappeler aux métropolitains que l’eau de pluie recueillie dans les caniveaux rejoint les rivières… emportant avec elle tous les déchets que les habitants des villes y déversent.

 

 

Sous les pavés la plage, et dans les égouts la mer ? C’est en quelque sorte le mes­sage que veut por­ter la Métropole de Grenoble avec sa cam­pagne « Ici com­mence la mer ». Le prin­cipe ? Une cen­taine de maca­rons scel­lés devant des bouches d’é­gout de l’ag­glo­mé­ra­tion, avec la men­tion : « Ici com­mence la mer, ne rien jeter ». Une dizaine de com­munes de la Métro sont concer­nées, dont Grenoble, Fontaine, Échirolles ou encore Saint-Martin-d’Hères.

 

Un macaron « Ici commence la mer » © Grenoble-Alpes Métropole

Un maca­ron « Ici com­mence la mer ». © Grenoble-Alpes Métropole

 

Lancé début novembre sur la région gre­no­bloise, le concept n’est tou­te­fois pas nou­veau. En mars 2019, la com­mune du Pouliguen remet­tait le mes­sage au goût du jour, mais celui-ci avait déjà été mis en place à Collioure, Vannes ou Cannes, comme le rap­pelle le média CitizenPost. Des amé­na­ge­ments simi­laires seraient aussi pré­vus à Paris en décembre 2019.

 

 

Le mégot de cigarette, redoutable pollueur des mers et des océans

 

« Ici com­mence la mer » ? « Une façon d’interpeller les habi­tants quant à la des­ti­na­tion finale des eaux de pluie : dans la mer et plus lar­ge­ment dans tous les milieux aqua­tiques », décrit la Métropole. L’eau de pluie qui dis­pa­raît dans les cani­veaux rejoint en effet les rivières en char­riant les déchets urbains : mégots, papiers et autres. « Des mil­lions de mètres cubes d’eaux souillées se déversent chaque année dans le Drac et l’Isère, puis dans la mer Méditerranée », alerte la Métro.

 

Quand un mégot pollue les mers et les océans. DR

Quand un mégot pol­lue les mers et les océans. DR

 

Les mégots sont par­ti­cu­liè­re­ment dans le viseur. « Un seul mégot peut pol­luer jus­qu’à 500 litres d’eau », note-t-elle encore. L’acétate de cel­lu­lose, l’un des com­po­sants des filtres de ciga­rette, met plus de dix ans à se décom­po­ser. Sans par­ler de la cin­quan­taine de sub­stances toxiques que contiennent les filtres. Or, 40 % des 30 mil­liards de mégots jetés chaque année finissent dans la nature, selon le minis­tère de la Transition éco­lo­gique.

 

Les bons gestes à inté­grer ? Ne plus jeter ses mégots dans la rue, mais à la pou­belle. Idem pour les cotons-tiges, les ser­viettes hygié­niques, les lin­gettes ou encore les pré­ser­va­tifs. Quant aux déchets toxiques liquides (pein­ture, huile de vidange, huile de fri­ture), ceux-ci sont à dépo­ser dans les points de col­lecte de la Métropole… et pas dans le cani­veau. Il en va de même pour les piles ou les médi­ca­ments.

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 2
  1. C’est bien beau de blâ­mer les par­ti­cu­liers alors que des entre­prises comme ST Microelectronics béné­fi­cient d’un blanc seing pour pom­per l’eau et pol­luer les cours d’eau par la même occa­sion. J’aurais honte d’y tra­vailler.

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  2. Si la muni­ci­pa­lité avait une VRAIE poli­tique de pro­preté de la ville, ça irait dejà mieux. En atten­dant, les agents de net­toyages, on les cherche à Grenoble.

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