Nouveau débrayage aux urgences et au Samu de Grenoble : « les problèmes ne sont toujours pas réglés ! »

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FIL INFO – Des personnels des urgences et du Samu de Grenoble en grève ont une nouvelle fois débrayé, ce mardi 15 octobre. Malgré l’octroi de postes supplémentaires et d’une prime pour les assistants de régulation médicale (ARM) du Samu, le compte n’y est pas. Les urgentistes dénoncent le saupoudrage de « solutions peu ambitieuses » et appellent à une mobilisation nationale le 14 novembre.

 

 

Débrayage devant le bâtiment des urgences. DR

Débrayage devant le bâtiment des urgences. DR

Une vingtaine d’urgentistes en grève ont débrayé sous une pluie battante devant les urgences de Grenoble, ce mardi 15 octobre.

 

Malgré quelques avancées au Samu avec l’octroi de postes supplémentaires et l’obtention d’une prime pour les ARM, le compte n’y est pas, estiment-ils. De fait, les urgences grenobloises continuent de déborder.

 

Rien que pour la journée du 14 octobre le service a enregistré une fréquentation supérieure de 25 % à la moyenne. Ne constatant aucune amélioration sensible, les urgentistes se préparent pour la mobilisation nationale prévue le 14 novembre. Quant aux revendications, elles restent inchangées. « Les problèmes ne sont toujours pas réglés ! », estiment les grévistes. Qui réclament plus de moyens pour la santé mais aussi plus de lits, plus de médecins, de personnel infirmier et d’aides-soignants.

 

 

« Le ton risque de monter face à tant de désinvolture ! »

 

La mobilisation est soutenue par la CGT, Sud et le syndicat Defis du Chuga qui s’emploient à la propager à tout le reste de l’hôpital. « Le problème dépasse les urgences. Tous les personnels hospitaliers et soignants en général doivent faire remonter leur sentiment sur la situation des soins en France », déclare une urgentiste. D’ailleurs, précise-t-elle, « à Grenoble, les infirmières et infirmiers de blocs opératoires (Ibode) sont déjà en grève illimitée depuis le 23 septembre dernier ».

 

Une action des urgentiste au mois de juillet 2019. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Une action des urgentistes au mois de juillet 2019. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Autant dire que le sentiment général est « de ne pas pouvoir se faire entendre ». Les urgentistes déplorent par ailleurs de « se voir proposer des solutions de faible portée, peu ambitieuses ». En tout cas, loin de régler les problèmes actuels, jugent-ils. « Le ton risque de monter face à tant de désinvolture de la part du ministère et du gouvernement. […] Ils ne semblent pas prendre la mesure de l’implication et des sacrifices des personnels soignants. Ce aussi bien dans leur tâche que dans cette mobilisation. »

 

« La qualité de soin et la prise en charge des patients restent au cœur de nos préoccupations… Cela ne tient qu’à notre engagement », ajoutent-ils. Avant de donner rendez-vous le 14 novembre.

 

Joël Kermabon

 

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