Le Big Ukulélé Syndicate à l’Heure Bleue pour fêter son premier album

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EN BREF — Le collectif de musiciens grenoblois du Big Ukulélé Syndicate fêtera la sortie de son premier album « Rêve général » mardi 15 octobre à l’Heure bleue. L’occasion pour Erwan Flageul, l’un de ses membres, de revenir sur la genèse de ce groupe insolite. 

 

 

Le Big Ukulélé Syndicate est un groupe qui ne manque pas de se faire remar­quer. En effet, sur scène, ce sont pas moins de douze membres (d’un col­lec­tif de dix-huit per­sonnes) qui mettent à l’honneur le uku­lélé, cet ins­tru­ment tra­di­tion­nel hawaïen à cordes pin­cées. « On veut créer une véri­table émo­tion à par­tir de la musique du uku­lélé », explique Erwan Flageul. 

 

Le groupe Big Ukulele Syndicate ©Nadine Barbançon En résidence au Diapason de Saint-Marcellin en février 2018

Le groupe Big Ukulele Syndicate, en rési­dence au Diapason de Saint-Marcellin en février 2018. © Nadine Barbançon

 

Il faut dire que cet ins­tru­ment est cher à leur cœur, tant il est à la genèse de leur groupe. « C’est à par­tir de ce tout petit ins­tru­ment que nous nous sommes rencon­trés. Au départ, mon­ter un col­lec­tif n’était pas une volonté. »

 

 

L’histoire d’une rencontre hasardeuse

 

Le Big Ukulélé Syndicate est né en 2013 à Grenoble. « On était alors musi­ciens pro­fes­sion­nels. On s’était croi­sés dans des lieux comme la Bobine ou dans des fes­ti­vals lors des­quels on jouait cha­cun avec nos groupes res­pec­tifs. »

 

Le uku­lélé était alors leur « instru­ment porte-clefs ». « Petit à petit, on s’est aperçu qu’on était plu­sieurs à avoir un uku­lélé. C’était un ins­tru­ment qu’on avait dans les loges pour faire pas­ser le temps. Par exemple, lors­qu’on devait faire des balances à 15 heures de l’après-midi et que l’on jouait au fes­ti­val à 23 heures ! » 

 

Le groupe Big Ukulele Syndicate ©Nadine Barbançon En résidence au Diapason de Saint-Marcellin en février 2018

Le groupe Big Ukulele Syndicate en rési­dence au Diapason de Saint-Marcellin en février 2018. © Nadine Barbançon

Dès lors, les artistes décident de se rejoindre devant le parc de La Bobine pour en jouer. « Les gens se sont arrê­tés. On s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire. On a joué dans un bar et puis un autre… Et puis on a fait un bal de trois heures autour du uku­lélé. »

 

 

Une mise en scène revendicative 

 

Afin de faire la part belle à ce petit ins­tru­ment, les textes accom­pa­gnant la musique sont seule­ment en anglais. « Le texte n’a pas une impor­tance capi­tale pour la com­pré­hen­sion du spec­tacle. »

 

C’est donc sur la mise en scène que les musi­ciens ont décidé de tout miser. « On parle du rap­port entre patrons et ouvriers à tra­vers la place des chan­teurs, « tou­jours un peu au-des­sus » dans le monde du spec­tacle. Sur scène, les chan­teurs sont pla­cés comme s’ils étaient des patrons tan­dis que les autres, qui jouent du uku­lélé, sont des ouvriers à la chaîne. » 

 

L’objectif ? Monter une forme d’u­to­pie, « une nou­velle façon de diri­ger où il n’y a plus de hié­rar­chie ». 

 

Alice Colmart

 

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