Une manifestation pro-Kurdes a réuni une centaine de personnes à Grenoble

sep article



 

FIL INFO — Plus d’une centaine de personnes ont manifesté en centre-ville de Grenoble, mercredi 9 octobre, pour dénoncer les premières frappes turques contre les populations kurdes basées en Syrie. Un rassemblement organisé par l’Association iséroise des amis des Kurdes et soutenu par nombre de militants ainsi que des élus de la Ville de Grenoble.

 

 

« Erdogan assas­sin », « Erdogan fas­ciste »… Les cris de colère contre le pré­sident turc ont fusé durant la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée par l’Aiak (Association isé­roise des amis des Kurdes), mer­credi 9 octobre au départ de la rue Félix-Poulat. Quelques heures aupa­ra­vant, suite au retrait des troupes amé­ri­caines, les forces turques venaient de lan­cer l’as­saut contre les Kurdes de Syrie. Ceux-là mêmes qui ont mené com­bat contre Daech sur le sol syrien.

 

Manifestation à Grenoble de l'Association iséroise des amis des Kurdes © Florent Mathieu - Place Gre'net

Manifestation de l’Association isé­roise des amis des Kurdes. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Plus d’une cen­taine de per­sonnes se sont ras­sem­blées pour dénon­cer l’of­fen­sive et appe­ler le Conseil de sécu­rité de l’Onu à agir pour pro­té­ger les popu­la­tions sur place. En sou­tien aux Kurdes gre­no­blois pré­sents dans la foule, des syn­di­ca­listes de Solidaires et des mili­tants des droits de migrants. Ainsi que plu­sieurs élus de la Ville de Grenoble, tels Antoine Back, Bernard Macret, Anne-Sophie Olmos ou encore Alan Confesson.

 

 

Une « trahison » des États-Unis contre leurs alliés kurdes

 

« Nous deman­dons que notre pays condi­tionne tout rap­port éco­no­mique avec la Turquie au res­pect des prin­cipes élé­men­taires des droits de l’Homme et de la démo­cra­tie », écrit l’Aiak dans un tract. L’association appelle éga­le­ment la France, mais aussi la Grande-Bretagne, à main­te­nir leur pré­sence dans la région « comme force paci­fique d’in­ter­po­si­tion » entre les popu­la­tions kurdes et les com­bat­tants turcs.

 

 

Dimanche 6 octobre, après s’être entre­tenu par télé­phone avec le Recep Tayyip Erdoğan, Donald Trump annon­çait le retrait des troupes de Syrie, don­nant ainsi indi­rec­te­ment le feu vert à la Turquie. Fait rare : la plu­part des sou­tiens incon­di­tion­nels du pré­sident des États-Unis, du parti Républicain aux chro­ni­queurs de Fox News, ont cri­ti­qué cette déci­sion. Qui s’ap­pa­rente à une « tra­hi­son » vis-à-vis des Kurdes, alliés des forces amé­ri­caines sur le sol syrien.

 

L’association Aiak appelle d’ores et déjà à un nou­veau ras­sem­ble­ment à Grenoble, samedi 12 octobre rue Félix-Poulat à par­tir de 16h30.

 

Florent Mathieu

 

commentez lire les commentaires
3116 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. Le traité de Sèvres ( proche de Paris) en 1920,conclu entre les alliés
    vic­to­rieux et l’empire ottoman,prévoyait la créa­tion d’un état Kurde,
    qui n’a jamais réel­le­ment vu le jour…

    sep article