La Ville d’Eybens interdit à son tour l’usage de pesticides sur son territoire

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FIL INFO — Après Grenoble, Eybens vient d’adopter un arrêté anti-pesticides sur son territoire. Si les agents de la commune n’emploient plus de produits phytosanitaires de synthèse depuis 2008, l’arrêté a pour objectif d’harmoniser la pratique en l’appliquant aux prestataires privés en charge de l’entretien de certains espaces verts.

 

 

« Le pré­sent arrêté porte inter­dic­tion de l’u­sage de tout pro­duit phy­to­phar­ma­ceu­tique de syn­thèse sur l’en­semble du ter­ri­toire de la Ville d’Eybens. » C’est par ces mots que le (récent) maire d’Eybens Nicolas Richard décrète à son tour l’in­ter­dic­tion de l’u­sage de pes­ti­cides sur le ter­ri­toire de sa com­mune. Un arrêté pro­mul­gué le mer­credi 2 octobre, fai­sant suite au sou­hait des élus de la majo­rité RCGE exprimé durant le conseil muni­ci­pal du 19 sep­tembre.

 

Nicolas Richard et son adjointe Élodie Taverne © Antoine Beau - Place Gre'net

Nicolas Richard et son adjointe Élodie Taverne. © Antoine Beau – Place Gre’net

« Par cet arrêté, la Ville sou­haite (…) mar­quer sa volonté de pro­té­ger les habi­tants, la bio­di­ver­sité et l’environnement des dan­gers liés à l’usage des pro­duits phy­to­sa­ni­taires chi­miques », déclare la muni­ci­pa­lité.

 

L’arrêté cite ainsi un rap­port du Centre inter­na­tio­nal de recherche contre le can­cer signa­lant le gly­pho­sate comme « can­cé­ro­gène pro­bable » ou encore « l’ab­sence de cer­ti­tudes scien­ti­fiques sur l’in­no­cuité de la molé­cule gly­pho­sate ».

 

 

Un arrêté adopté par cinq grandes villes de France

 

Pourquoi prendre un tel arrêté, alors que la Ville n’a plus recours aux pes­ti­cides depuis 2008 ? Le texte « vient com­plé­ter et uni­for­mi­ser cette régle­men­ta­tion en l’appliquant à l’ensemble des espaces de la com­mune et à tous les acteurs », répond la Ville. Les pres­ta­taires pri­vés en charge de l’en­tre­tien de cer­tains espaces verts pri­vés ou publics sont, en effet, encore auto­ri­sés à uti­li­ser des pro­duits de syn­thèse, contrai­re­ment aux par­ti­cu­liers ou aux col­lec­ti­vi­tés.

 

Rassemblement du mouvement anti-pesticides les Coquelicots à Grenoble © Joël Kermabon - Place Gre'net

Rassemblement du mou­ve­ment anti-pes­ti­cides les Coquelicots à Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Le 12 sep­tembre 2019, la Ville de Grenoble annon­çait prendre un arrêté anti-pes­ti­cides sur son ter­ri­toire, aux côtés de Paris, Nantes, Lille et Clermont-Ferrand. Un geste avant tout sym­bo­lique, les arrê­tés ayant de fortes chances d’être décla­rés illé­gaux par les tri­bu­naux admi­nis­tra­tifs. Le but affi­ché ? « Engager une démarche concer­tée pour faire chan­ger la loi et concou­rir à la sau­ve­garde du patri­moine ines­ti­mable de la bio­di­ver­sité ».

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 1
  1. L’assemblée natio­nale doit rele­ver le maire de ses fonc­tions car il est cou­pable de « Les abus d’autorité diri­gés contre l’administration, par l’édiction de mesures des­ti­nées à faire échec à l’exécution de la loi ; »
    Article411‑2 du code pénal

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