Grogne des étudiants en soins infirmiers : Interasso Grenoble Alpes soutient la mobilisation

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FIL INFO — Aux côtés de ses congénères de la région, l’association étudiante Interasso Grenoble-Alpes apporte son soutien à la mobilisation et aux revendications des étudiants en soins infirmiers (ESI). Des étudiants qui dénoncent une inégalité de traitement vis-à-vis des autres étudiants, en matière d’élection de représentants, de services de vie étudiante, mais aussi de frais d’inscription et d’indemnités de stage.

 

 

« Les étudiant.e.s en soins infir­miers subissent encore trop d’injustices », dénoncent la FédEA (Auvergne), la Fasee (Loire), la Feus (Savoie), Gaelis (Lyon) et Interasso Grenoble-Alpes. Pour les dif­fé­rentes orga­ni­sa­tions étu­diantes, « il est inac­cep­table que de telles inéga­li­tés de trai­te­ment existent encore entre les étudiant.e.s ». Et celles-ci d’exi­ger que ceux en soins infir­miers (ESI) soient recon­nus à part entière « comme des étudiant.e.s de l’enseignement supé­rieur ».

Centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes © Florent Mathieu - Place Gre'net

Centre hos­pi­ta­lier uni­ver­si­taire Grenoble Alpes © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Après avoir dénoncé la hausse des frais d’ins­crip­tion des étu­diants infir­miers, Interasso Grenoble Alpes sou­tient ainsi le mou­ve­ment de colère des ESI de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et rejoint les reven­di­ca­tions de la Fédération natio­nale des étu­diants en soins infir­miers, aux côtés des autres orga­ni­sa­tions étu­diantes régio­nales membres de la Fédération des asso­cia­tions géné­rales étu­diantes (Fage).

 

 

Un désengagement des élus régionaux ?

 

Le sou­tien des asso­cia­tions de la Fage fait écho au ras­sem­ble­ment orga­nisé le 23 sep­tembre devant les locaux lyon­nais du Conseil régio­nal Auvergne-Rhône-Alpes. Environ 250 étu­diants en Institut de for­ma­tion en soins infir­miers (IFSI) s’é­taient donné ren­dez-vous pour dénon­cer les condi­tions de leurs études. Une mobi­li­sa­tion régio­nale qui s’ins­cri­vait dans le cadre d’un mou­ve­ment de grogne natio­nal.

 

Les étudiants en soins infirmiers ont crié leur colère à l'occasion d'une journée de mobilisation nationale le lundi 23 septembre. © FNESI - Facebook

Les étu­diants en soins infir­miers ont crié leur colère à l’oc­ca­sion d’une jour­née de mobi­li­sa­tion natio­nale le lundi 23 sep­tembre. © FNESI – Facebook

 

Les points de ten­sion ? D’une part les ESI n’ont pas de droit de vote aux élec­tions cen­trales des uni­ver­si­tés et ne peuvent donc élire de repré­sen­tants pou­vant faire valoir leurs droits ou reven­di­ca­tions. D’autre part, les orga­ni­sa­tions pointent du doigt « l’ab­sence de véri­tables ser­vices étu­diants » pour les étu­diants en soins infir­miers. Quand bien même ceux-ci s’ac­quittent comme les autres de la contri­bu­tion vie étu­diante et de cam­pus.

 

Ce n’est pas tout : les ESI se plaignent encore du non-paie­ment de cer­taines indem­ni­tés de stage et des indem­ni­tés kilo­mé­triques, alors que les stages repré­sentent une part pré­pon­dé­rante de la for­ma­tion des étu­diants infir­miers. Enfin, les « frais com­plé­men­taires illé­gaux pra­ti­qués par les IFSI publics de la région » sont per­çus comme une marque de désen­ga­ge­ment des élus en régio­naux, en charge du finan­ce­ment des for­ma­tions.

 

Florent Mathieu

 

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