Budget participatif 2019 de Grenoble : place au vote pour choisir cinq projets parmi les vingt-et-un encore en lice

sep article

 

FOCUS – Place au vote ! La Ville de Grenoble vient de donner le coup d’envoi du scrutin d’où émergeront les projets lauréats de la 5e édition du budget participatif. Les Grenoblois sont invités à choisir jusqu’au 5 octobre leurs cinq projets préférés parmi les vingt-et-un restant en lice. Pour cette dernière édition du mandat, la Ville a légèrement modifié les modalités du vote afin qu’un maximum de personnes puissent y participer.

 

 

Des bancs au bord de l'eau pour se réapproprier le berges de l'Isère. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Des bancs au bord de l’eau pour se réapproprier le berges de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Anne, Olivier, David, Manon et Hélène, membres du collectif Un pas vers l’eau dont le projet est sorti lauréat du vote au budget participatif 2017, affichent une mine réjouie. Et pour cause, deux ans après sa genèse, la Ville de Grenoble inaugurait, ce jeudi 5 septembre, la concrétisation de leur idée de reconquête de la partie basse du quai Perrière, à travers notamment l’installation de bancs au bord de l’eau.

 

L’occasion pour la municipalité de donner le coup d’envoi du processus de vote de la 5e édition du budget participatif de Grenoble, en l’occurrence le dernier du mandat. Durant un mois, jusqu’au 5 octobre, les Grenoblois de plus de 16 ans* vont ainsi pouvoir voter pour leurs cinq projets préférés.

 

Il n’auront d’ailleurs que l’embarras du choix parmi les vingt-et-un encore en lice (voir encadré) pour une réalisation prévue en 2020. De fait, l’éclectisme est de mise, avec des projets touchant à tous les domaines. Solidarité, nature en ville, loisir et détente, culture, enfance et jeunesse, sport… De quoi « favoriser l’initiative citoyenne et illustrer l’attachement des Grenoblois à prendre part à l’amélioration de leur ville », se félicite la municipalité.

 

 

Faire connaître le vote du budget participatif à un maximum de personnes

 

Période pré-électorale oblige, Pascal Clouaire, l’adjoint à la démocratie locale, reste factuel et pèse ses mots. « Nous avons légèrement changé** les modalités de vote, avec une période qui s’étale du 7 septembre au 5 octobre pour voter en ligne et la dernière semaine en présentiel », explique-t-il.

 

« Nous portons une attention particulière à ce qu’on appelle “l’aller vers” », poursuit l’élu. Comprenez le fait d’avoir dans différents points de la ville des bureaux de vote mobiles, notamment sur des triporteurs, qui tournent et vont à la rencontre des gens. L’idée ? « Faire connaître le vote du budget participatif partout dans Grenoble et y faire participer le maximum de personnes. »

 

Lieux de vote du budget participatif 2019. © Ville de Grenoble

Lieux de vote présentiel du budget participatif 2019 (cliquer pour agrandir). © Ville de Grenoble

 

Comme autre changement, « il n’y a plus de catégories “petits” et “gros” projets », indique la Ville. Ainsi précise-t-elle, « les projets lauréats seront désignés en fonction de leur classement au vote et dans la limite de l’enveloppe maximale de 800 000 euros ». Tous les projets lauréats font ensuite l’objet d’un suivi de la part de la Ville qui publie leur état d’avancement.

 

 

Se réapproprier la rivière et ses berges grâce aux budgets participatifs

 

Pour Éric Piolle, le maire de Grenoble, le projet « Un pas vers l’eau » illustre bien la façon dont des citoyens peuvent contribuer à améliorer leur quotidien grâce aux budgets participatifs. « Il y a vraiment là, un processus coopératif entre l’expertise technique, juridique, et une expertise citoyenne qui viennent se croiser pour porter un très beau projet », souligne-t-il.

 

Éric Piolle et trois des porteuses du projet du budget participatif 2017 "Un pas vers l'eau". © Joël Kermabon - Place Gre'net

Éric Piolle et trois des porteuses du projet « Un pas vers l’eau ». © Joël Kermabon – Place Gre’net

« L’idée nous est venue au cours d’un apéro entre amis, témoigne Manon Cozon, membre du collectif. Nous sommes tous du quartier Saint-Laurent et nous avions l’envie de le développer encore plus. Nous sommes ravis que cette idée ait pu se concrétiser. »

 

Pour autant, de l’idée au projet, il restait du chemin à parcourir. « Nous avons beaucoup observé les pratiques et les usages qu’avaient déjà les gens avant d’imaginer toute cette installation. Nous avons simplement formalisé un usage préexistant », explique-t-elle modestement.

 

Pour Éric Piolle, ce projet amorce un juste retour des choses. « Grenoble s’est peu à peu détournée de sa rivière. Aujourd’hui, ce que nous vivons c’est une convergence d’énergies et d’envies pour se réapproprier ses berges ». Le maire en veut pour preuve différents projets autour de la rivière, tels « Un pas vers l’eau » ou « Glisses au fil de l’eau ». Une réappropriation urbaine des rivières qui se matérialise, comme à Bordeaux ou Nantes, grâce aux budgets participatifs, se félicite-t-il.

 

Joël Kermabon

 

 

  • * Il est indispensable de se munir d’une pièce d’identité pour pouvoir voter !

** Pour bien prendre la mesure des obligations faites aux élus, si Pascal Clouaire avait utilisé le mot “amélioré”, il n’aurait plus été dans les clous. Les règles pré-électorales lui imposent en effet de rester neutre et strictement informatif.

 

 

Trente projets retenus au forum des idées, vingt-et-un soumis aux votes

 

Si, à l’issue du forum des idées, trente projets sur cent-huit déposés restaient candidats au vote, sept d’entre eux sont ensuite passés à la trappe.

 

Vote des Grenoblois - Budget participatif. © Ville de Grenoble© Ville de Grenoble

Vote des Grenoblois – Budget participatif. © Ville de Grenoble

En cause ? Des renoncements en cours de route, des projets déjà investis par la Ville ou la Métropole. Mais aussi des frais de fonctionnement supérieurs à 5 % des investissements pour trois autres projets.

 

Sans oublier « Les jardins de l’Abbé », l’idée de jardin collectif recalée par la municipalité, au grand dam des porteurs du projet. Après le dépôt d’un référé-suspension, le tribunal administratif a sifflé la fin du match en refusant de suspendre la décision communale.

 

commentez lire les commentaires
4046 visites | 7 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 7
  1. Allez voter pour des projets à des coûts faramineux.

    C’est quoi leurs process d’achats et de négociation à la municipalité? De quoi se poser nombre de questions.

    sep article
  2. La municipalité communique sur un budget participatif maximum de 800000 euros chaque année. En réalité, quelles sont les sommes réellement dépensées ? Si on se réfère au projet « un pas vers l’eau », le budget initial, affiché sur le site de la mairie, est de 120000 euros pour 19 transats et 2 ensembles de bancs… soit environ 25000 euros de mobilier. (https://www.area.fr/mobilier-urbain/equipement-de-plein-air/grande-chaise-longue-atlantique). Il faut ajouter à ce coût le nettoyage du site et l’installation des bancs mais j’imagine qu’au final le montant de ce projet ne s’élève pas à 120000 euros, mais combien ?
    Place GRE’NET, ne serait-il pas intéressant d’indiquer les sommes réellement dépensées dans le cadre des budgets partitipatifs ? Merci.

    sep article
  3. La pastèque Piolle s’inquiète au sujet des élections 2020. D’où les “initiatives citoyennes” et autres bla-bla gauchistes pour cacher le bilan désastreux de cette municipalité

    sep article
  4. Des projets à des coûts pharaoniques, avec une municipalité qui dilapide nos impôts sans négocier quoi que ce soit avec les entreprises lors d’appels d’offres et ensuite apparemment (comme parmi d’autres exemples 120 000€ pour quelques bancs), celà en devient même suspect plus qu’étonnant.

    sep article
  5. Avec un projet soit disant indépendant, de supprimer des places de stationnements pour les remplacer par des arceaux à vélo dans le but de protéger les piétons. Toujours ces vilains automobilistes, par contre faire ce qu’il faut au quotidien en dehors de cette mascarade afin de protéger les passages piétons est au dessus de la compétence de cette municipalité de bras cassés.

    sep article
    • proposez une statue à l’effigie de notre ancien maire Monsieur CARIGNON 🙂
      il a volé et truandé mais aussi bossé pour la ville. je ne l’aime pas vous le savez, mais pourquoi pas.
      Et pis honnêtement ça serait rigolot si ça passait 😀

      sep article
    • Le grand reproche que je fais à l’équipe dirigeante,c’est de
      suivre une idéologie qui s’oppose à l’épanouissement des
      résidents de la ville.Ce n’est pas un hasard, si la violence explose
      sur la région grenobloise .
      Personne,ne connaît la résidence du Maire,qui a dû se mettre
      au vert, pour se protéger des dangers de la ville que sa mauvaise
      gestion a engendrée ..

      sep article