Projet de loi des finances : la députée de l’Isère Monique Limon inquiète pour le budget des chambres d’agriculture

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FIL INFO –  Quarante-six députés LREM dont la députée de l’Isère Monique Limon dénoncent le projet du gouvernement de baisser la taxe additionnelle sur le foncier non bâti et, ce faisant, le budget des chambres d’agriculture. La mesure intervient alors que les organismes consulaires ont adopté un plan stratégique pour mieux accompagner les agriculteurs.

 

 

 

Monique Limon, candidate LREM

Monique Limon © Patricia Cerinsek

Dans une tribune publiée dans Le Parisien, 46 députés LREM dont la députée de l’Isère Monique Limon dénoncent la réduction drastique du budget des chambres d’agriculture envisagée par le gouvernement.

 

Le prochain projet de loi des finances prévoit en effet de baisser de 15 % la taxe additionnelle sur le foncier non bâti. Un impôt en majorité payé par les propriétaires terriens mais qui surtout rapporte 292 millions d’euros aux chambres d’agriculture, soit près de 40 % de leur budget.

 

 

Un budget amputé de 45 millions d’euros

 

Une baisse de 15 % amputerait le budget des chambres d’agriculture de 45 millions d’euros. « Baisser le budget des chambres pour augmenter le pouvoir d’achat des agriculteurs, c’est la raison invoquée par le gouvernement pour justifier une telle mesure », soulignent les signataires de la tribune. « La réalité, c’est que ce sont surtout les propriétaires terriens qui vont en bénéficier, pas les agriculteurs qui ne sont pas propriétaires des terres qu’ils exploitent ! ».

 

La difficile transmission des exploitations au centre des inquiétudes des agriculteurs est un des points du plan stratégique 2019-2024 des chambres d'agriculture

La difficile transmission des exploitations au centre des inquiétudes des agriculteurs est un des points du plan stratégique 2019-2024 des chambres d’agriculture © Patricia Cerinsek

 

Les députés, qui réclament un chiffrage précis de cette mesure, craignent que les chambres d’agriculture compensent cette coupe par une réduction de services ou une augmentation des prix. « La réforme aura donc un coût, et ce sont les agriculteurs dont les exploitations sont en difficulté qui en pâtiront les premiers », souligne Monique Limon qui, quelques jours auparavant a voté pour le Ceta, l’accord commercial passé entre l’Union européenne et le Canada rejeté par les organisations syndicales agricoles françaises.

 

La mesure tombe alors que les chambres d’agriculture ont élaboré, à la demande du ministère de l’Agriculture, un plan stratégique 2019-2024. Un plan qui prévoit de financer de nouvelles missions à budget constant. Comme mieux anticiper la transmission des exploitations et donc l’installation de nouveaux agriculteurs ou proposer à chaque agriculteur un conseil stratégique via la mise en place d’audits individuels.

 

 

PC

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Commentaires 1
  1. Mme LIMON peut s’inquiéter des budgets des chambres d’agriculture. Cela s’appelle faire semblant !! Après avoir voté le CETA, elle n’a plus été émue alors qu’elle participait le mardi 2 juillet dans la commission des affaires sociales avec Mme PENICAUD qui a entre autre décrété le bonus malus sur les contrats courts (dits précaires disent les humanistes reconvertis en LREM) Comment fait le monde agricole et viticole sans journaliers ou saisonniers; Encore une fois de plus elle se moque de nous.

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