Une nouvelle convention signée entre le Département de l’Isère et l’État pour lutter contre la pauvreté et favoriser l’accès à l’emploi

sep article

 

FIL INFO – Le préfet de l’Isère Lionel Beffre et le président du Département Jean-Pierre Barbier ont récemment signé une convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi, dans le cadre d’une stratégie de contractualisation mise en œuvre par l’État. Pour ce faire, ce dernier prévoit un appui financier sur trois ans.

 

 

Jean Pierre Barbier Lionel Beffre © Florent Mathieu - Place Gre'net

Jean-Pierre Barbier, pré­sident du Département, et Lionel Beffre, pré­fet de l’Isère. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

 

Suite à un « diag­nos­tic par­tagé par le Département et l’État sur la situa­tion de pré­ca­rité en Isère », le pré­sident du conseil dépar­te­men­tal et le pré­fet ont signé une nou­velle conven­tion pour lut­ter contre la pau­vreté. Ce contrat pré­voit une aide com­mune de l’État et du Département sur les trois pro­chaines années. En 2019, les deux par­te­naires devraient ainsi consa­crer plus d’un mil­lion d’euros cha­cun aux plus fra­giles.

 

 

Trois grands objectifs nationaux

 

La signa­ture de cette conven­tion engage le Département dans la Stratégie de pré­ven­tion et de lutte contre la pau­vreté mise en place l’an der­nier par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et diri­gée vers trois grands objec­tifs natio­naux.

 

Entrée de l'Hôtel du Département © Florent Mathieu - Place Gre'net

Hôtel du Département. © Florent Mathieu – Place Gre’net

D’abord, une sécu­rité finan­cière vis-à-vis des enfants et des jeunes adultes en situa­tion de pau­vreté.

 

La conven­tion sti­pule en effet que le dépar­te­ment doit « empê­cher les sor­ties sèches de l’aide sociale à l’enfance à l’atteinte de la majo­rité ». Il est éga­le­ment tenu de garan­tir les droits fon­da­men­taux des enfants.

 

 

Autre mis­sion pour la juri­dic­tion : « ren­for­cer l’accès aux droits sociaux et le tra­vail social ». La pré­fec­ture ne donne mal­heu­reu­se­ment pas plus de détail sur ce sujet.

 

Enfin, le Département s’engage à « amé­lio­rer l’orientation et l’insertion pro­fes­sion­nelle des allo­ca­taires du revenu de soli­da­rité active (RSA) ».

 

 

Des engagements départementaux spécifiques

 

Une fois les enga­ge­ments du Département fixés, place à ceux de l’État. En effet, ce der­nier sous­crit éga­le­ment à sou­te­nir les ini­tia­tives spé­ci­fiques pro­po­sées par le conseil dépar­te­men­tal.

 

La convention engage le département à favoriser la couverture vaccinale de la mère et de l'enfant /DR

La conven­tion engage le Département à favo­ri­ser la cou­ver­ture vac­ci­nale de la mère et de l’en­fant. DR

Ce der­nier peut ainsi pro­po­ser des solu­tions adap­tées aux publics pré­caires du ter­ri­toire. Par exemple, sou­te­nir des démarches comme l’engagement citoyen des allo­ca­taires du RSA pour amé­lio­rer leur situa­tion socio-pro­fes­sion­nelle, œuvrer à l’amélioration de la cou­ver­ture vac­ci­nale ou encore déve­lop­per le sou­tien à la paren­ta­lité. Des outils de suivi et d’évaluation sont par ailleurs pré­vus par la conven­tion.

 

L’objectif ? Rester en adé­qua­tion avec le contexte local et élar­gir le par­te­na­riat à d’autres asso­cia­tions et ins­ti­tu­tions du ter­ri­toire.

 

Nina Soudre

 

Musée de Grenoble et ses artistes du XIXe siècle
commentez lire les commentaires
5208 visites | 4 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 4
  1. Il faut croire que les migrants à la rue, deman­deurs d’asile ou pas ne sont pas pauvres puisqu’ils sont exclus de ce plan ? Ni l’Etat ni le conseil dépar­te­men­tal à tra­vers son ser­vice dédié ne veut s’en occu­per. Le conseil dépar­te­men­tal refuse même de leur lais­ser l’accès aux ser­vices sociaux en refu­sant l’aide que pour­rait appor­ter un assis­tant social.
    LaRem (pré­fet) et les Républicains par Barbier veulent net­toyer le oays des migrants qui gâchent la vie et la vue de tous ces bons Français ? Sous-entendu ils crèvent et ne sont pas contents ? qu’ils retournent se faire tuer chez eux

    sep article
    • Chère Caro, arrê­tons de dra­ma­ti­ser une situa­tion que
      plus per­sonne ne maî­trise et faite confiance aux séna­teurs
      qui sont des poli­ti­ciens avi­sés .
      La plu­part des migrants viennent de pays qui ne flinguent pas
      leurs jeunes,qui ont le désir d’al­ler vivre ailleurs.
      Monsieur le séna­teur Savary,précise que dans son dépar­te­ment
      en 2018, 80% des « mineurs non accom­pa­gnés » sont en réa­lité
      des majeurs .
      la somme que coûte chaque « MNA »,est de 50000 euros par an
      +30000 euros/an pour frais d’ap­pren­tis­sage .Il ne faut pas oublier
      que le peuple n’est plus en capa­cité de pou­voir finan­cer toute la
      misère du monde.
      Dites,quels sont les pays qui vont tuer leurs res­sor­tis­sants de retour
      chez eux ?Moi je n’en connais pas…
      https://www.liberation.fr/checknews/2018/05/16/est-il-vrai-que-23-des-pretendus-mineurs-isoles-etrangers-sont-en-fait-des-majeurs_1653687

      sep article
      • cher Stef, pour­quoi ne par­lez-vous que des mineurs iso­lés non recon­nus comme mineurs ? éton­nant le chiffre de recon­nais­sance passe de + 70 % à 52 % quelques années plus tard !!!
        Allez devant le Conseil dépar­te­men­tal à 8 h de matin pour dis­cu­ter avec ceux qui viennent faire recon­naitre leur mino­rité, reve­nez 2 h après quand ils sortent de l’en­tre­tien et l’a­près-midi vers 16 h quand ils apprennent le plus sou­vent que leur mino­rité n’est pas recon­nue. Ca va vite … pour juger … !!! Vous pour­riez deman­der aussi pour­quoi ils ont quitté leur pays … Ils ne craignent pas for­cé­ment du gou­ver­ne­ment mais de leur famille ou plu­tôt belle famille dans les pays où les hommes peuvent avoir jus­qu’à 4 femmes … Ils ne viennent pas par avion, il faut vrai­ment avoir envie de fuir pour pas­ser par les camps libyens où ils sont tor­tu­rés, pas­ser en Europe en bateaux pour­ris après avoir tra­vaillé comme des esclaves pour payer un pas­seur, ris­quer la noyade … vous croyez que c’est de gaité de coeur qu’ils quittent leur pays en ris­quant leur vie ?
        Il n’y a pas que les mineurs à la rue. Il y a aussi des familles avec des enfants ou des gens malades, ou des isolé.e.s ne les oubliez pas. Même deman­deurs d’a­sile, ils ne sont pas tou­jours héber­gés et le 115, débordé, ne peut que diri­ger la maraude vers eux.

        sep article
        • Je pense Caro, que vous vou­lez abso­lu­ment faire endos­ser
          à notre propre pays la res­pon­sa­bi­lité du fonc­tion­ne­ment du
          per­son­nel poli­tique défaillant des autres pays.
          L’effort consenti par la France, depuis des dizaines d’an­nées
          pour rece­voir et accueillir les migrants d’une manière des­cente
          est le plus impor­tant au monde.
          Aucun sans papiers,n’est refusé dans un hôpital,il est soi­gné
          avec dévouement,l’ennui est que la sécu­rité sociale craque
          finan­ciè­re­ment, car le nombre de coti­sants est devenu bien
          moins impor­tant que le nombre de patients soi­gnés.
          Que doit-on faire ?
          Depuis plu­sieurs années le sys­tème se dégrade et ce n’est pas
          demain que cela va s’ar­ran­ger …
          http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/06/23/01016 – 20140623ARTFIG00096-des-malades-etrangers-s-organisent-pour-se-faire-soigner-gratuitement-en-france.php

          sep article