La grande esplanade accueille un aménagement ludique, festif… et transitoire

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EN BREF – Ce jeudi 20 juin est inauguré, sur la grande esplanade, un nouvel espace préfigurant quelques-uns des futurs usages du site patrimonial. Au programme : mini-terrain de pétanque, promontoire ludique, mini-scène de spectacle et buvette… Les usagers auront huit mois pour en profiter. Les modules seront démontés en mars 2020, pour la foire aux rameaux.

 

 

Pendant huit mois, la grande esplanade de Grenoble expérimente un ensemble de modules préfigurant les usages du site dans sa version "sans voiture".Aménagement transitoire du "camp de base" et de "l'observatoire du temps présent" sur la grande esplanade, mercredi 19 juin 2019. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Aménagement tran­si­toire du « camp de base » et de « l’ob­ser­va­toire du temps pré­sent » sur la grande espla­nade, mer­credi 19 juin 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Au sud de la grande espla­nade, à Grenoble, a pris place un amé­na­ge­ment aty­pique sur 2 000 m2. L’ensemble, dénommé « camp de base », se trouve à hau­teur de la « mai­son de pro­jet ».

 

Architecte comp­tant parmi les concep­teurs de l’a­mé­na­ge­ment, Luc Doin en décrit les prin­ci­paux élé­ments : « Autour du module totem bap­tisé “l’observatoire du temps pré­sent” (cf. enca­dré), s’arti­cule un ter­rain de pétanque. En bleu, c’est la scène, et la buvette est amé­na­gée dans le conte­ner ».

 

 

« Susciter de nouveaux usages »

 

Le pro­jet a été conçu par l’a­gence d’ar­chi­tec­ture LFA (Looking For Architecture) asso­ciée au Collectif Pourquoi Pas ?! Le duo a rem­porté, début 2019, l’appel d’offre lancé par la Ville et s’est appuyé sur le cahier des charges trans­mis pour éla­bo­rer le concept. « Nous n’avons pas eu le temps de faire de la concer­ta­tion, recon­naît Luc Doin. Il fal­lait aller vite. Mais l’idée est vrai­ment d’offrir un sup­port aux asso­cia­tions qui vou­draient s’en empa­rer », insiste-t-il.

 

Pendant huit mois, la grande esplanade de Grenoble expérimente un ensemble de modules préfigurant les usages du site dans sa version "sans voiture".. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Aménagement tran­si­toire du « camp de base », 19 juin 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme de la Ville, explique le but recher­ché, à tra­vers cette ins­tal­la­tion ori­gi­nale : « Nous n’avons pas voulu un jeu stan­dard. Notre pré­oc­cu­pa­tion est de faire décou­vrir au public un point de vue du pay­sage. Nous sou­hai­tions aussi que les asso­cia­tions et les habi­tants puissent se sai­sir de cet amé­na­ge­ment. Nous vou­lons sur­tout sus­ci­ter de nou­veaux usages. »

 

Occupant et, de fait, condam­nant une par­tie du par­king, ces objets urbains ont voca­tion à pré­fi­gu­rer l’ambiance ludique, fes­tive de la future grande espla­nade, quand celle-ci sera ren­due aux pié­tons.

 

Coût de cet ensemble de modules pour la col­lec­ti­vité ? 210 000 euros hors taxes. Les ins­tal­la­tions seront démon­tées en mars pro­chain avant la foire aux rameaux. Puis, au prin­temps 2020, démar­re­ront les tra­vaux de requa­li­fi­ca­tion de la grande espla­nade. Désormais pro­priété de la Ville, ces struc­tures en grande par­tie démon­tables pour­ront éven­tuel­le­ment être réins­tal­lées ailleurs ou reve­nir dans le quar­tier à hori­zon 2021.

 

Séverine Cattiaux

 

 

OBSERVER LE TEMPS PRÉSENT ET PROFITER DES FESTIVITÉS

 

Visible de loin, « l’observatoire du temps pré­sent » est l’é­qui­pe­ment « totem » de l’a­mé­na­ge­ment. La struc­ture est com­po­sée d’un socle plu­tôt cir­cu­laire en bois, sur­monté d’une sorte de tri­angle qui culmine à 12 mètres de haut.

 

Aménagement transitoire du "camp de base" et "l'observatoire du temps présent" sur la grande esplanade, mercredi 19 juin 2019. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Aménagement tran­si­toire de « l’ob­ser­va­toire du temps pré­sent » sur la grande espla­nade, 19 juin 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

« Nous avons tra­vaillé la notion de l’instant pré­sent, pré­cise Luc Doin, archi­tecte, avec l’idée de mettre en scène tous les ins­tru­ments qui le mesurent : l’heure, le vent, les rubans flot­tant… et les élé­ments qui per­mettent de se repé­rer, tant dans le temps que dans l’espace ». L’observatoire sert ainsi tant de pro­mon­toire pour contem­pler le pay­sage alen­tour que de « table d’orientation ».

 

Aménagement transitoire du "camp de base" et "l'observatoire du temps présent" sur la grande esplanade, mercredi 19 juin 2019. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Les prin­ci­paux sites remar­quables de la région gre­no­bloise figurent à la base du socle : la Bastille, la Porte de France, le Vercors, Belledonne. En même temps, la struc­ture fonc­tionne comme un cadran solaire.

 

Se pro­je­tant sur le sol, l’ombre du mat indique l’heure. Accroché au som­met de l’observatoire, un mobile métal­lique tinte avec le vent.

 

Les faces laté­rales de la struc­ture accueillent par ailleurs un « sola­rium », une paroi d’escalade, des des­centes en rap­pel, ain­sique des gra­dins invi­tant à s’as­seoir et à pro­fi­ter des spec­tacles à venir.

 

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Commentaires 1
  1. Plus de 200 000 euros pour encore un truc « fes­tif » et « tran­si­toire » afin de cacher le fait que la muni­ci­pa­lité n’a pas été fichue de faire,quoique ce soit après avoir annulé le pro­jet ini­tia­le­ment prévu…

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